Kindia entre pillages et attaques ciblées : les stigmates de l’ethno stratégie

L’installation des exécutifs communaux  à la Mairie de Kindia précédée d’une réelle montée de l’ethnocentrisme dont les géniteurs restent : l’imam de Tafory et le fameux Kountigui très controversé de Tanénè. Aucune action de justice n’a été réellement attentée contre eux. Cette complaisance au nom d’une prétendue paix sociale a eu de conséquences inattendues : Kindia est aujourd’hui un champ de ruine.

La capitale des agrumes est entre pillages systématiques et attaques ciblées. Les conséquences de l’ethno stratégie. Abdoulaye Bah a très tôt levé l’équivoque : «  C’est un jeu dangereux pour l’Etat et les institutions politiques. Nous avons entendu ses déclarations, ses menaces, mais je ne réponds pas puisque je suis croyant, mon destin est entre les mains de Dieu. Je suis tout à fait à l’aise car ce n’est pas un homme qui peut déterminer mon destin. C’est Dieu. » Pour mieux sacrifier Abdoulaye Bah, on dit qu’il a insulté les notabilités. L’intéressé dément et précise : «On peut m’accuser de tous les maux, mais personne ne peut prouver que je suis un homme qui insulte. Je suis un enseignant, je suis éduqué, je suis doté d’un vocabulaire me permettant de m’exprimer sans insulter. Donc ceux qui m’accusent d’injures, sont des gens tapis dans l’ombre et qui voulaient voler Kindia. C’est ce qui n’a pas marché. Maintenant ils ne veulent pas rester sans réagir. Mais ils ont mal réagi », s’est-il défendu dans la presse locale.

On voyait les choses venir, mais, on jamais vu venir le silence de la justice sur les propos de l’imam de Tafory et la banalisation que l’Etat dans son ensemble a réservée à la sortie aussi bien de ce religieux que du Kountigui de la Basse Guinée.

Aujourd’hui, on vit les conséquences de cette incurie commune. De son côté, Dalein Diallo devrait laisser la plainte de son candidat aller jusqu’au bout. Après tout, la violence qu’il voulait éviter s’est plutôt généralisée allant jusque dans la maison de sa belle-mère. L’Etat ne dira rien. L’UFDG a doublement perdu : des biens immobiliers et la Mairie.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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