La CENI se dresse contre‘’l’avocat du diable’’

Etienne Soropogui (CENI) tenait à faire l’avocat du diable. Mal lui en a pris dans sa hantise de la mauvaise foi. D’entrée, il affiche sa maladresse : «Les magistrats ont reçu assez de pression pour annuler [les résultats] par endroits. Tout ça n’est pas bien. On ne peut pas revenir après pour parler de paix et stabilité quand, à un moment donné, on ne prend pas de la hauteur pour laisser les gens faire leur travail. Ils ont été assez menacés. »

Faisant le médecin après la mort car sentant les échéances de la présidentielle approcher, alors qu’il est candidat possible, ce responsable de la CENI, dissident des NFD de Mouctar Diallo ex allié de l’UFDG, Etienne intervient et expose son inélégance. Il n’aura pas eu le temps de se corriger : « Certainement, il ne fallait pas le dire, mais le moment est venu de le dire. Ils ont été assez bousculés. Finalement, ils ont fait des réaménagements par endroits. »

Faux, réplique la CENI qui se dresse contre cet avocat du diable : «S’il y a un magistrat qui estime être soumis à une pression quelconque pendant l’exercice ce son activité, c’est à celui-ci de dénoncer, nous ne sommes pas porte-parole d’un quelconque magistrat, donc nous démentissions complètement ces propos d’Etienne Soropogui parce que nous ne sommes pas habiletés à agir au nom et pour le compte d’autrui. Nous ne sommes pas avocat de quelqu’un, nous nous sommes une institution technique, qui travaille à organiser des élections. Donc la CENI n’est pas dans la logique d’Etienne et les propos d’Etienne Soropogui n’engagent que monsieur Etienne Soropogui tout court. »

Jeanne Fofana, www.kazbabachir.com

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