La confession d’un membre de la rébellion armée commanditée par Alpha Condé

Au peuple de Guinée, je demande pardon du fond de mon cœur et je regrette amèrement que mes actions ont causé tant de tragédies émotionnelles et psychologiques. Comme la plupart de mes compagnons de front, nous avons l’unanime consensus d’avoir été trahis, manipulés par une force politique derrière laquelle se trouve un certain « Professeur » Alpha Condé.

« Si l’on doit des égards aux vivants, on ne doit aux morts que la vérité ». À ceux qui ont perdu leurs vies, nous sommes certains que nous n’aurons jamais votre clémence car le mort ne pardonne jamais son bourreau mais, nous demandons pardon à Dieu pour qu’Il nous aide à surmonter les pénibles et torturants remords de penser chaque jour d’être des assassins qui ont créé tant de veuves, d’orphelins, d’handicapés et causé tant de larmes, de traumatismes émotionnels et psychologiques chez nos compatriotes.

Je me demande si un jour, je vais me lever sans plonger dans ce cycle de revivre ces événements tragiques. C’est la raison de ma confession pour faire jaillir la vérité. « Le courage c’est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire car, vivre heureux consiste en une joie qui a sa source dans la vérité ».

Comme moi, tous mes camarades de la Rébellion sont aujourd’hui, après 10 ans, étonnés, sidérés et choqués de voir que celui par qui la rébellion de 2000, était née et financée, se présente aujourd’hui en « Ayatollah » de la démocratie.

M. Alpha Condé est un maquisard, terroriste qui a commandité l’assassinat des paisibles citoyens à Guéckedou, Kissidougou, Kindia et Forécariah sans compter les centaines de soldats Guinéens qui ont péri.

C’est donc énervant que celui qui a créé, financé et commandité cette rébellion contre le peuple de Guinée se déclare avoir les mains propres. Je le proclame haut et fort, M. Alpha Condé est un Chef rebelle dont les mains sont souillé du sang de milliers de Guinéens civils et militaires.

Pour des besoins de cause, nous disposons de centaines de cartes d’identités et autres preuves des atrocités commises par mes soldats sous le commandement direct du leader du RPG.

Qui était derrière cette rébellion armée contre la Guinée ?

SekouSouapePMAK_1M. Kourouma Sékou Souapé officier supérieur, ancien Porte-Parole du Rassemblement des Forces démocratiques de Guinée (RDFG):

Depuis, 1997, M. Alpha Condé s’est lancé dans la conquête du pouvoir par la force et l’argument des armes.

Sa philosophie politique était : « Si je ne peux pas avoir le pouvoir par les urnes, j’utilise les armes pour avoir ce pouvoir ».

C’est ainsi qu’à côté du RPG politique, M. Alpha Condé avait fondé la branche militaire du RPG, le « Rassemblement des Forces Démocratiques de Guinée (RDFG) ».

C’est la raison pour laquelle, le Leader du RPG pour mieux camoufler l’implication directe de son parti, avait créé un parti « shadow » appelé le : Rassemblement des Forces Démocratiques de Guinée (RDFG), basé au Burkina Faso, au Liberia et en Côte d’Ivoire.

Son arrestation à Piné, dernier village frontalier avec la Côte d’Ivoire, dans la Préfecture de Lola, en région Forestière, à plus 700 Km de la capitale guinéenne, Conakry dans la soirée du 15 Décembre 1998 avait été un coup dur pour la rébellion car elle avait failli démembrer et démobiliser cette rébellion qui était prête à attaquer le pays si M. Alpha Condé réussi à franchir la frontière.

Si M. Alpha Condé avait réussi à franchir la frontière, cette force rebelle composée de plus juste 1000 rebelles étaient prêts à envahir la Guinée pour renverser le régime du Général Lansana Conté.

Heureusement ou malheureusement, qu’il a avait été pris et cela a mis les menaces de rébellion et d’attaques armées aux frontières guinéennes en hibernation en attendant sa libération.

Pour ma part, j’ai été recruté dans la rébellion en 1996, pour un Monsieur qui se réclame être un collaborateur de M. Alpha Condé. Je vivais à Adjamé en Côte d’Ivoire. J’étais à l’époque marié et père de 2 infants. Avec un plan détaillé du renversement du régime de Conakry. J’ai adhéré au groupe armé.

Avec plusieurs autres jeunes recrutés, je fus transféré au Burkina Faso non loin de la frontière avec la Côte d’Ivoire ou j’ai reçu une formation militaire sous la supervision de soldats instructeurs Français.

Pendant ce temps, on m’avait comprendre que d’autres groupes de jeunes recevaient des entraînements militaires en Côte d’Ivoire, au Liberia et au Mali.

Le récit de mon aventure dans la rébellion armée commanditée par Alpha Condé, continue.

Mais pour autant je vous livre la carte d’Identité militaire du Lieutenant-Colonel Sama Panival Bangoura.SamaPanivalBangoura_01

Le Lieutenant-Colonel Sama Parnival Bangoura avait été arrêté en territoire Guinéen non loin de Madina Oula quand son convoi a été pris en embuscade par mon groupe. Je dois rappeler qu’il a été fusille sur place après une interrogation très musclée.

Retour au temps passé : Septembre 2000 (BBC Afrique).

Le Lieutenant-Colonel Bangoura toujours porté disparu

« Porté disparu depuis le 11 septembre (2000) dernier à la suite de l’attaque de Madina Oula, dans la préfecture de Kindia (à environ 135 kilomètres de Conakry), le lieutenant-colonel Sama Panival Bangoura, commandant de la zone militaire de Kindia, n’a toujours pas donné signe de vie.

Cet officier supérieur, dont le porte-parole du Rassemblement des Forces démocratiques de Guinée (RDFG) affirmait, récemment, dans une interview à la BBC, détenir la carte d’identité militaire sans toutefois préciser s’il avait été tué ou fait prisonnier, serait bel et bien mort ».

Kourouma Sékou Souapé

officier supérieur,

ancien Porte-Parole du Rassemblement des Forces démocratiques de Guinée (RDFG)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.