La CPI comme arme de dissuasion : Me Cheick Sakho, la honte !

Bantama Sow joue le rôle du Procureur, du Grade des Sceaux, Nantou Chérif et les autres au RPG. Aujourd’hui, c’est le tour de Gassama Diaby de marcher sur les platebandes de Cheick Sakho et services affiliés. Il brandit la CPI comme arme de dissuasion de l’UFDG dont les votes ont été littéralement détournés mais qui entend user des « moyens légaux » pour être rétablie dans ses droits.

Mais déjà des heurts post-électoraux ont déjà fait au moins neuf morts et des dégâts matériels importants. Comme à son habitude, c’est-à-dire le médecin après la mort, Cheick Sakho menace : « Sur les actes de violences, je tiens à dire que tout citoyen guinéen qui sera auteur de violence post-électorale répondra devant la loi, quelle que soit son obédience politique. »

Pendant ce temps, un simple député brandit quelque 1200 hommes pour dit-il sécuriser Dixinn. Aucun doigt ne s’est levé. Le porte-parole du gouvernement s’est juste contenté d’être évasif, après avoir été coincé par des journalistes : « Le député Soumah qui est un allié du RPG doit faire attention », lâche Damantang Camara. Celui-là même qui donne des leçons à Dalein. CPI ou pas, cela ne détourne point l’UFDG ses objectifs : revendiquer ses votes issus des urnes. Rien de plus.

Gassama peut donc jouer le rôle du Procureur. C’est son droit. Surtout que lui-même n’a pas confiance en son homologue de la Justice. Raison pour laquelle, il brandit la CPI. Pourtant regrette Ousmane Gaoual Diallo, « C’est le ministre de la Justice qui devrait instruire le procureur de la République d’agir conformément à la loi.

Aujourd’hui, les auteurs de ces discours-là sont en train de constituer des milices privées et ils sont en train de constituer les querelles dans le pays. Cela veut dire qu’on est en train de d’encourager dans l’indifférence, les prémices de la guerre civile dans notre pays. Le ministre Gassama Diaby n’a pas la compétence, c’est le ministre de la justice et celui de la sécurité qui sont outillés à agir contre ces discours haineux », rapporte-t-on. Me Cheick Sakho, c’est vraiment la honte. La désillusion, l’ombre de lui-même.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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