La diaspora Camerounaise se mobilise pour soutenir les enfants des prisonniers politiques

Secrétaire communal de la région parisienne chargé de coordonner et de piloter cette opération sur tout le territoire français, Fidel TCHUINKWA, s’est exprimé la situation des enfants des prisonniers politiques camerounais

Dans cet entretien exclusif qu’il a bien voulu accorder à notre quotidien électronique, ce responsable du  »Mouvement pour la Renaissance du Cameroun » revient sur le bien fondé de cette action humanitaire, au profit des enfants des prisonniers politiques au Cameroun.

Lisez plutôt l’interview

Focus Africa: Quel est le nombre de détenus politiques au Cameroun ?

Fidel TCHIUNKWA: Il y a de nombreux détenus politiques au Cameroun. Certains sont des républicains, d’autres sont des « freedom fighters » issus de la zone Anglophone. Je dis cela car cette guerre criminelle et fratricide a lieu dans la partie Anglophone du pays et les leaders qui se réclament de cette partie du Cameroun ont été emprisonnés. En ce qui concerne l’opération «cartable rose», elle est destinée aux enfants des prisonniers politiques. Notre mouvement ne fait aucune discrimination concernant l’origine linguistique de ces prisonniers.

Focus Africa: Pouvez-vous nous parler de votre mouvement ?

Fidel TCHIUNKWA: Nous le MRC, Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, présidé par Maurice Kamto, brillantissime avocat, juriste et homme politique Camerounais.

Le système électoral du régime actuel étant organisé de façon à maintenir celui-ci au  pouvoir, nous contestons cette situation. Nous nous battons pour qu’une réforme de ce système soit entreprise de manière consensuelle, ce qui signifie qu’elle doit être inclusive en d’autres termes la participation de tous les partis et de rétablir  un processus qui permette  l’expression du suffrage universel. Nous militons activement pour la fin de la guerre, que je viens d’évoquer,  en zone Anglophone.

Focus Africa: Quelles activités menez-vous au sein du MRC?

Fidel TCHIUNKWA: L’objectif de notre parti politique est de permettre une bonne gouvernance de notre pays afin de préparer les enjeux actuels et futurs, la situation du Cameroun s’étant aggravée depuis une quarantaine d’années par rapport à la situation antérieure à 1982. Nous voulons reprendre ce pays en mains et en faire un « lion » de l’Afrique centrale. Nous sommes un grand pays qui dispose des ressources permettant d’assurer le bien-être des populations du Cameroun.

Focus Africa: Quelle est votre contribution personnelle à ce parti politique ?

Fidel TCHIUNKWA: Le MRC comporte des démembrements, c’est à dire des organes détachés du territoire Camerounais. Nous sommes un démembrement du parti en Europe. Ici, en France, notre organe s’appelle le « département MRC France  ». Nous animons ce parti sur le territoire français et ma responsabilité s’y étend au niveau de toute la région parisienne.

Dans le cadre de l’opération «cartable rose», je suis chargé de coordonner et de piloter cette opération sur tout le territoire français afin de l’emmener au succès, c’est à dire de faciliter la rentrée des classes des enfants de prisonniers politiques. Nous disposons d’un pacte de solidarités dans notre programme qui en est un des piliers. Le pacte social de solidarité est mis à l’œuvre à travers cette opération «cartable rose».

Focus Africa: Pouvez-vous nous parler de votre rôle au sein des unités de la commune ?

Fidel TCHIUNKWA: La responsabilité de secrétaire communal de la région parisienne m’incombe; pour information, la région parisienne, île de France, représentant le plus grand espace de toute l’Europe, comporte la moitié des militants de la France entière. Quant à la France, elle représente la moitié des militants pour l’Europe entière. Nous avons implanté des unités dans l’ensemble de la région parisienne. Depuis 2018, nous organisons des événements au cours desquels nous invitons des amis de tous les horizons politiques afin qu’ils puissent se retrouver et débattre dans un cadre républicain. Je suis un républicain nationaliste.

Focus Africa: Comment se déroulent ces week-ends républicains ?

Fidel TCHIUNKWA: Ces week-ends comportent une double dimension. La première journée est consacrée à des débats entre personnalités politiques et intellectuels sur des sujets d’actualité. La deuxième  dimension est l’édification des militants, elle se déroule le deuxième jour, elle  apporte une formation et une culture politique à nos militants et amis. Tout cela concourt à la structuration idéologique  des amis et militants de notre parti politique.

 Focus Africa: Quel est le rôle des communales ?

Fidel TCHIUNKWA: Les militants s’inscrivent au MRC au sein d’une unité, qui est le plus petit organe de base. L’ensemble des unités, dans un espace donné, constitue une commune dont le rôle est, par l’intermédiaire du secrétaire communal, de fédérer ces unités et de coordonner leur travail.

Focus Africa: Quel est le programme prévu prochainement ?

Fidel TCHIUNKWA: L’opération «cartable rose» devient un moyen de faire notre rentrée politique dans la commune et de booster le parti sur tout le territoire français. Toutes les unités de l’Île de France, à travers le communal,  ont été choisies de  piloter l’opération «cartable rose»  sur toute la France. Cette rentrée est donc l’occasion de motiver les militants et de dynamiser notre parti à travers cette opération. Elle permet au MRC sur le vieux continent européen de se relancer.

Focus Africa : Comment se déroule cette opération «cartable rose» ?

Fidel TCHIUNKWA: Le lancement a eu lieu en début de septembre. Nous avons déjà collecté plus de  3500  euros   en Île de France et les membres sont également chargés de collecter des contributions au sein de leurs unités respectives. Il en est de même dans les autres pays européens.

Focus Africa: Quel est votre message pour tous les Panafricains qui vous suivent ?

Fidel TCHIUNKWA: De nombreux Africains francophones, anglophones, lusophones et hispaniques sont présents sur le territoire français. Nous nous sommes tous côtoyés et fréquentés sur les bancs de l’université et nous les invitons à présent à s’intéresser à notre mouvement. L’année dernière, en 2020, des représentants des certains partis politique Ivoiriens, étaient des invités-phares de cette réunion. Cette année, nous avons eu le plaisir d’accueillir des personnes venues du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

Focus Africa : Quel est le message que vous désirez délivrer à la jeunesse issue de la diaspora camerounaise en France ?

Fidel TCHIUNKWA: Nous sommes suivis par les plus âgés mais les jeunes nous interpellent souvent à travers l’action de leurs parents et nous sollicitent parfois afin d’entreprendre des actions en faveur du parti. Ceci prouve que notre activité d’animation du parti se répercute au niveau de la jeunesse.

La jeunesse est le véritable espoir de tous ceux que nous entreprenons, les résultats seront pour eux. A 16 ans je rêvais déjà d’une Afrique forte, les jeunes doivent continuer croire en l’avènement d’une Afrique débarrassée de tous les préjugés. Il faut agir, il faut être du côté de la tigritude.  C’est à dire agir, agir et agir afin que le rêve devienne réalité.

Focus Africa: Quel sera votre dernier mot ?

Fidel TCHIUNKWA: Nous faisons confiance à notre leader, Maurice Kamto, pour nous emmener à bon port et nous sommes vigilants afin que les éventuels conflits internes ne gagnent pas du terrain. Nous le suivons et nous parviendrons à atteindre nos objectifs.

 La diaspora, à travers le concert triomphant  de Valsero au Zénith, fait preuve de sa détermination à voir le changement triompher et ne saurait se faire déborder par des crapules dont on devrait se débarrasser au risque qu’on nous taxe de mettre en perspective la reproduction du régime actuel que nous combattons.

Le parti doit être impulsé par des gens de convictions. Les valeurs ne se cachent pas dans les titres des différents acteurs.

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