« La Guinée a dépénalisé les délits de presse » (Ministre de la Justice)

La condamnation des trois journalistes de la radio nostalgie suscite des vives réactions. Après la menace des associations de presse, une rencontre s’est tenue dans les locaux du ministère de la Justice Garde et Sceaux.

Au menu de la rencontre entre le ministre Mory Doumbouya et les représentants des différentes associations de presse, l’interprétation de la loi L02 sur la liberté de presse.

« Je relève qu’il y a eu une erreur d’interprétation de la loi par une formation de jugement et pour mettre fin au débat de rue, nous avons pris l’initiative de vous convier à cette rencontre pour clarifier les choses », a déclaré Mory Doumbouya à l’entame de la rencontre avec les hommes des médias.

Poursuivant, le ministre de la justice déclare haut et fort qu’ « au niveau de l’État guinéen, au niveau du Ministère de la Justice, notre position est très claire, la seule loi applicable en République de Guinée sur les délits de presse, c’est la loi sur la liberté de la presse et non le code pénal. Je vous réaffirme donc, la ferme et totale volonté de l’État guinéen de respecter et de faire respecter les dispositions de la loi sur la liberté de la presse, seule loi applicable pour le moment aux délits de presse…La loi est applicable tant qu’elle n’est pas abrogée, la République de Guinée a dépénalisé les délits de presse ».

C’est pourquoi, ajoute-il, « Nous avons instruit le parquet de Kaloum de faire une déclaration d’appel contre la décision condamnant trois journalistes sur la base des dispositions du code pénal. Je vous présente la déclaration d’appel, qui est dûment enregistrée et j’autorise pour qu’il soit mise dans les mains des associations de presse, pour vous rassurer davantage de la ferme volonté de l’État guinéen de respecter scrupuleusement les dispositions de cette loi spéciale », a promis le Garde et Sceaux guinéen.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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