La Guinée, à la COP24 en Pologne !

La Guinée s’est engagée à réduire de 13% ses émissions de gaz-à-effet de serre d’ici 2030. Pour ce faire, les besoins en financement sont estimés à 6,5 milliards de dollars US pour la période 2016-2030 pour le seul secteur énergétique (atténuation) et de 1,7 milliard de dollars US pour la même période dans le cadre de l’adaptation (agriculture, reboisement, reforestation, etc.).

D’ailleurs, la Guinée sera en Pologne du 2 au 14 décembre 2018. C’est à la faveur de la COP24. Le gouvernement s’active dans les préparatifs. Une occasion d’ailleurs pour Oyé Guilavogui de faire l’état des lieux des préparatifs.

Le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts rappelle d’entrée que la République de Guinée, en ratifiant la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a  l’obligation, à l’instar des autres pays Parties, de préparer des communications nationales comprenant des inventaires nationaux des Gaz à Effet de Serre (GES), des études de vulnérabilité de différents secteurs d’activités, la définition des Plans nationaux sur les mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets des changements climatiques. Pour sa part, sa communication porte sur la mise en œuvre de la Convention, le rappel des enjeux des COP 21 à 23 et l’état d’avancement des préparatifs de la COP24.

En ce qui concerne la mise en œuvre de la convention, Oyé Guilavogui a précisé au cours du conseil des ministres que la Guinée a  bénéficié du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) des moyens financiers pour préparer et présenter deux Communications Nationales Initiales à la Conférence des Parties.C’est ainsi ajoute-t-il qu’un plan d’action national d’adaptation au changement climatique (PANA) a été élaboré, adopté et approuvé par le gouvernement en décembre 2007 qui a identifié 25 profils de projets dont la répartition est en fonction des secteurs socio-économiques indexés vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques.

Déjà, la Guinée a établi ses priorités en matière d’atténuation des émissions des gaz à effet de serre, en privilégiant la construction des barrages hydroélectriques (Kaléta, Souapiti, Amareya, Foumi, Koukoutamba, etc.),  la valorisation de l’énergie solaire et l’utilisation du gaz butane, du biogaz, des cuiseurs économes de bois comme des alternatives d’énergies domestiques dans la lutte contre la coupe abusive de bois.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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