‘’La Guinée se porte de plus en plus mal’’ (Fodé Mohamed Soumah)

Installation des exécutifs communaux,  grève des enseignants, la crise politique et sociale que traverse la Guinée, devient de plus en plus préoccupante .

Pour Fodé Moamed  Soumah, ‘’L’heure est grave, et cette situation interpelle chacun d’entre nous. La Guinée se porte de plus en plus mal. Nous sommes au bord du précipice. D’où mes remerciements appuyés au G5-Guinée et à certains activistes de la société civile.’’

Mais ce n’est pas tout ! Le Président du parti Génération Citoyenne, ajoute que cette crise est entretenue par des «  politiciens irresponsables, des Cassandres, des pyromanes et des oiseaux de mauvais augure qui trouvent leur compte dans cette pagaille, alors que les populations sont perdues. »

Selon l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2010, aujourd’hui, et plus que jamais, l’opposition doit changer de stratégie pour éviter des morts inutiles, les dégradations, la lassitude et l’inconnu.

Face aux tensions politiques, Fodé Mohamed Soumah fait une proposition de sortie de crise. Pour l’ancien allié de Cellou Dalein Diallo,  ‘’l’une des solutions du moment consiste à se retirer des institutions’’, estimant de passage que l’argument, ‘’la nature a peur du vide ne tient pas.’’, parce que, ajoute le leader du GeCi, ‘’Ce pouvoir moribond perdrait toute crédibilité à vouloir tenter le passage en force, et en solo.’’

C’est pour toutes ces raisons, ajoute M. Soumah, ‘’Il est temps d’aller vers la désobéissance civile, sans descendre dans la rue avec ses effets pervers.’’

En plus, propose le leader de GeCi, ‘’l’opposition républicaine doit se retirer du vote du Budget immédiatement, quitter l’Assemblée Nationale, et imposer le modus operandi à ses représentants dans les autres institutions.’’

Ensuite, l’opposition plurielle pourrait se retrouver pour d’autres formes de résistance, afin que la rue soit l’arme fatale fatidique contre ce Régime déliquescent, in fine.

S’agissant de la crise que traverse le secteur de l’éducation, Fodé Mohamed Soumah pense que  la priorité du moment est d’obliger le pouvoir à ouvrir des négociations avec les enseignants, afin de sauver l’année scolaire pendant qu’il est encore temps.

’Je suis prêt à me mettre au 1er rang, entouré des élus et d’autres leaders politiques, pour aller à la rencontre des syndicalistes, faire des sit-in devant les ministères, le Palais présidentiel, les institutions de la République. Mais sans les militants, car on ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre’’.

Et pour conclure, Fodé Mohamed Soumah revient sur citation de Paul Austin qui disait : « En politique, si on n’est pas prêt à tout, on n’est prêt à rien ».

C’est pourquoi, interpelle ce leader de l’opposition plurielle, le temps nous est compté, si nous ne voulons pas voir les parents et les enfants dans la rue.’’

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.