La nouvelle vie des noctambules…

A Conakry, la capitale, il y a bien des lieux qui ne dorment point. Ils grouillent de monde, notamment les jeunes et des moins jeunes. Kipé, Kaporo, Lambanyi, Kobaya, Sangoya 2è, 3è portes, Tanneirie, Aéroport, etc., ne sont pas faits pour dormir.

A ces endroits précis, des mouvements de jeunes filles aux accoutrements suggestifs, au rythme de la musique du terroir ou africaine ponctuent une bonne partie de la nuit. Sauf que, depuis l’invasion du Covid, une nouvelle vie s’est imposée aux noctambules.

En effet, désormais, le chrono est la chose la mieux consultée ou, à défaut, le portefeuille. Le couvre-feu commence à zéro heure. Mais, souvent dès 23h30, certains lieux sont bouclés avec des forces mixtes, police, gendarme et béret rouge. Pour le lever de barrage, on vous somme de payer. Et tout ce qui leur importe, c’est les billets de banque et l’intimidation.

C’est pourquoi, si le portefeuille n’est bien fourni, dès 22h, les lieux se vident. Les taxis se raréfient ainsi que les motos taxis. Cette nouvelle vie des noctambules est désormais dans les mœurs.  Les tenanciers des lieux de loisirs souhaitent quant à eux, la fin de Covid, afin d’élargir leur business, car, plus la nuit avance, plus ils font recettes. 

Pendant ce temps, sur l’Axe, c’est la terreur. Chacun appuie sur l’accélérateur afin de s’éloigner de cet endroit infréquentable, à cause de la présence très massive des policiers et autres militaires.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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