La pénurie de cartes nationales d’identité commence à agacer

Depuis décembre 2014, les commissariats de police guinéens ne délivrent pas des nouvelles cartes nationales d’identité. Pourtant ce document est très important dans le quotidien des citoyens. Et la situation risque d’empirer davantage. Campus France Guinée vient en effet de décider de ne plus accepter, à compter du lundi 29 février, les pièces effectuées après décembre 2014, au dépôt de dossiers comme à l’entretien. Il invite les étudiants souhaitant poursuivre leur étude en France à se présenter munis de leurs passeports biométriques.

Si officiellement aucune carte n’est confectionnée, des réseaux de fraudeurs ont émergé ces derniers mois au dos pauvres populations. Avec une somme comprise entre 100 000 et 200 000 francs, on peut facilement se faire une nouvelle pièce d’identité. À la différence près : la date de « conception » remontera, au moins, au mois de novembre 2014. Visiblement, c’est pour contrecarrer cette fraude que l’organisme français a pris la fameuse décision.

Une situation qui commence à agacer. Sur les réseaux sociaux, des citoyens sortent petit à petit du silence pour réclamer des autorités compétentes la fin de cette pénurie. Une pétition est lancée pour appuyer la lutte que mènent ces citoyens pour entrer en possession de leurs précieux documents. Pour l’heure, aucune réaction de quelque autorité que ce soit n’a été enregistrée.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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