La procureure de la CPI met en garde la classe politique : la réaction de Mamadou Bah Badiko‏

En visite à Conakry la semaine dernière, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a mis en garde les acteurs politiques contre toute violence à l’occasion des prochaines échéances électorales en Guinée. Elle les a appelé à éviter dans le futur que de nouveaux crimes soient commis, quelles que soit les circonstances.

L’opposant Mamadou Bah Badiko réagit à cette mise en garde de Mme Bensouda. Pour le président de l’Union des forces démocratiques (UFD), elle s’adresse au pouvoir, qui tire à balles réelles sur les manifestants. Pas à l’opposition. “Il faut qu’on répète avec force, la violence ne vient pas des manifestants. [Elle] vient du pouvoir. C’est le pouvoir qui agresse nos manifestants, les gaze et qui leur tire dessus à balles réelles”, argumente-t-il.

Concernant l’objectif de la visite de Madame la procureure, M. Badiko exprime de réserves. “On ne sait pas dans quelles conditions Fatou Bensouda est venue, les tenants et les aboutissants, mais nous ne pouvons ne pas remarquer que, comme par hasard, c’est au moment où la carence de la justice guinéenne est constatée depuis plus de six ans”, fait-il remarquer.

Mamadou Bah Badiko rappelle que “c’est au moment où le capitaine Moussa Dadis parle de son retour en Guinée et en politique, comme par hasard, que le voyage qui était reporté depuis longtemps se fait”, doutant par ses propos de la sincérité de la CPI.

Parlant de la reprise annoncée des manifestations de rue après le mois de Ramadan, il dira que la population n’a pas d’autres choix que de manifester afin de défendre ses droits,  et exprimer son opposition à l’organisation d’élections truquées.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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