La Régulation des marchés publics bridée par un manque de formation

« Initier, en collaboration avec la Direction nationale des marchés Publics, des programmes de formation, de sensibilisation et d’information des opérateurs économiques et des institutions concernées par les marchés publics et les délégations de service public sur le cadre réglementaire et institutionnel de leur passation. »

Cet article 15 du Code des Marchés publics, en son alia 6, semble être ignoré par la Direction de la Formation et des Appuis techniques (DFAT) de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Conséquence : la Régulation des marchés publics est sérieusement bridée par un manque évident de formation des acteurs de la commande publique. Pourtant, la formation constitue la clé voûte d’une bonne régulation des marchés publics, en l’occurrence la culture de la transparence, de l’équité, de la bonne gouvernance, etc. Cette insuffisance notoire de la Direction de la Formation de l’ARMP devrait être corrigée depuis les premiers mois de l’année en cours. Il se trouve aujourd’hui qu’on est au dernier trimestre de 2018. Aucune séance de formation. C’est à se demander si cette Direction a réellement un bilan à présenter, si ce n’est un passage à vide et, éventuellement, des programmes et projets de formation inadéquats, impertinents et inefficients.

On a tenté de nous rapprocher de la Direction générale de l’ARMP. On nous renvoie à la DFAT. Puis au service communication de la boîte pour recouper l’information. En vain. Nul interlocuteur fiable. Le site Internet étant à l’image de la DFAT, structure charnière de la boîte, est en panne d’initiatives. Selon donc ses sources concordantes, depuis l’arrivée à la tête de la DFAT de Paul Bombeau, l’une des survivances peu crédibles abandonnées par Guillaume Curtis, ex patron de l’ARMP, l’institution titube, hoquette et ploie faute de politique d’anticipation et de management. Il parait que c’est la seule direction qui soit dotée de toutes les ressources humaines mais qui ne fonctionne nullement pas. Conséquence : l’ARMP, s’efface des radars médiatiques.

Selon certains déchus de la boîte, cet échec était prévisible. Tant et si bien ce nommé Paul Bombeau se fait passer comme l’homme à tout faire, mais dans les faits, c’est une fausse éminence grise. Le poids de l’insuffisance qu’il a créée pousse l’ARMP à la faillite administrative et managériale. Il compromet manifestement toutes les prouesses des uns et des autres dans cette institution de régulation des marchés publics.

Jonas Mukamba doit reprendre les choses en main, s’il est informé du chaos qu’encourt sa maison. Des sources proches de la direction générale font état d’une guerre larvée et des coups bas entre ce même Paul Bombeau pris comme une vermine, après le départ d’AnsoumaneSacko pour la Cour constitutionnelle et le chef de service administratif et financier. De l’autre côté de sa gestion, le patron de la DFAT ne semble pas réussir à bien mener sa mission essentielle avec les cadres qui sont sous sa tutelle (Nous reviendrons en détail sur ces rapports difficiles dans nos prochaines publications). On apprend, aux dernières nouvelles qu’il y a eu un regain d’orgueil devant se solder par l’ouverture bien très tardive d’une séance de formation à partir de la semaine prochaine.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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