La Turquie aurait offert de l’argent à l’ex-conseiller de Trump pour qu’il livre un opposant à Erdogan

Une nouvelle pièce au dossier de Michael Flynn. L’ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche est soupçonné d’avoir envisagé de livrer à la Turquie, en échange de plusieurs millions de dollars, l’opposant au régime Fethullah Gülen, bête noire du président turc Erdogan.

Selon le Wall Street Journal, après la victoire de Donald Trump mais avant son entrée en fonction, une réunion s’est tenue entre Flynn, son fils Michael Flynn Jr et de hauts responsables du gouvernement turc.

Ces derniers auraient offert à Michael Flynn « 12 M€ au maximum » pour qu’il leur livre Gülen « en utilisant un avion privé pour le transporter jusqu’à l’île-prison d’Imrali, dans la mer de Marmara. »

Ses avocats ont qualifié ces accusations d’« injurieuses » et « fausses ».

Installé aux Etats-Unis, en Pennsylvanie, Fethullah Gülen est accusé par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, d’avoir orchestré un putsch manqué en juillet 2016. A plusieurs reprises, Ankara a demandé son extradition mais les autorités américaines leur ont opposé une fin de non-recevoir.

Michael Flynn au cœur de la campagne de Trump

Ancien patron du renseignement militaire, Michael Flynn avait été congédié de l’administration Obama en 2012. Il avait ensuite changé de camp, se retrouvant très brièvement conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

C’est un personnage central dans l’affaire de l’ingérence présumée de la Russie dans la présidentielle aux Etats-Unis. Il a toujours été partisan du rapprochement entre Moscou et Washington.

Déjà en 2005, il s’était affiché au côté de Vladimir Poutine lors d’un dîner moscovite. Selon les médias américains, il aurait au passage touché des émoluments et des avantages en nature (séjours dans des hôtels de luxe…).

Dans le même temps, Michael Flynn aurait eu des activités de lobbying en faveur de la Turquie, pour laquelle il aurait touché une somme de 450 000 €. Michael Flynn a démissionné au mois de février dernier. Depuis, il invoque son droit au silence.

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