Labé : Des interrogations autour du décès des deux détenus


Deux détenus sont décédés récemment à la prison civile de Labé. Il
s’agit de Mamadou Aliou Diallo, condamné à 30 ans de réclusion
criminelle pour parricide, un fait qui s’est produit dans la
sous-préfecture de Sanoun, et de Mamadou Bhoye Bah, 76 ans, prévenu
pour des cas de vol de bétail, transféré de Pita.
Selon Patrice Koma Koïvogui, Substitut du Procureur, il s’agit d’une
mort naturelle.
« En moins de 24 heures, il y a eu deux cas de décès. Le premier cas
de décès concerne un certain M. Mamadou Aliou Diallo, qui était
condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour parricide, donc il
purgeait sa peine. Le second cas concerne M. Mamadou Bhoye Bah né en
1945, et qui était prévenu pour des faits de vol de bétails. Tous les
deux cas sont des morts naturelles, néanmoins je n’ai pas le dossier
médical, je ne pourrais dire la nature de leur maladie », relate
Patrice Koma Koivogui.
Alors des nombreux citoyens s’interrogent sur les conditions
carcérales, dont la précarité est souvent source de maladies, le
Substitut du procureur signe et persiste, il s’agit d’une mort
naturelle.
 « Nous pouvons rassurer la population que la pandémie à un moment
donnée était présente au niveau de la maison centrale mais
actuellement nous parvenons à gérer, puisqu’il n’y a pas
d’incarcération tant qu’il n’y a pas un test, du coup toutes les
personnes qui sont détenues sont naturellement testées et sont
négatives. Et si la personne est positive, elle est immédiatement
conduite à Conakry où il est soigné avant de revenir intégrer. Nous
prenons à chaque fois des dispositions pour le soin des détenus, mais
comme vous savez, la mort est un fait naturel même si vous n’êtes pas
en prison ce qui reste clair un jour chacun va mourir, maintenant la
manier ce qui est autre chose », a-t-il indiqué.
De Labé Souleymane Camara pour www.kababachir.com

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