Le camarade Soumah à la case départ : quel enjeu ?

Il a été combattu, floué, piégé, accusé de vols, etc. mais le Camarade Aboubacar Soumah n’a pas plié. Même Alpha Condé qui l’avait traité de rebelle a fini par lui ouvrir la porte du dialogue et de la consultation. La posture du syndicaliste joue bien en sa faveur. Il n’a eu que des stratégies payantes.

Aujourd’hui, c’est le tour de Louis Mbemba Soumah de ravaler les insanités qu’il a dites au camarade Soumah. Ce qui serait synonyme de plaidoyer pour un retour à la case départ. De quoi se faire pousser les ailes, au moment même où la centrale que Soumah dirige s’est désaffiliée de l’USTG de l’autre Soumah que pilote, pas sans grosses difficultés, Louis. Il y a donc un enjeu énorme. En effet, Louis Mbemba et son bataclan n’ont jusqu’à présent rien pu obtenir du gouvernement, suite à l’augmentation du prix du carburant à la pompe. On roule en rond. On boude les rencontres, puis, on revient autour de la table. On menace, puis on se fait passer du massage, en toute amabilité. Le désordre est total.

En faisant ainsi appel à Aboubacar Soumah, mais surtout en acceptant de le réhabiliter, Louis Mbemba, un genou à terre, reconnait les qualités de l’homme. Il sait que rien ne sera trouvé si le SLECG est écarté. Conscient donc de cet enjeu, Aboubacar Soumah déclare dans la presse locale : «Je ne peux pas aller puisque le SLECG s’est désaffilié de l’USTG. Il est vrai qu’on m’invite en tant que secrétaire général du SLECG et en tant que membre du bureau exécutif national de l’USTG, chargé des normes et des conflits. Maintenant, si je vais, c’est comme si je réintégrai l’USTG.» Pour ainsi revenir parmi ceux qui ne veulent pas le sentir, Soumah met l’autre Soumah dans une mauvaise posture : « Il faudrait que l’USTG fasse un communiqué, qu’il déclare publiquement ne plus reconnaître le bureau du SLECG qu’il a mis en place et qui est dirigé par Kadiatou Bah. Si un tel acte est pris, je reviendrai à l’USTG. Au cas contraire, je ne reviendrais pas. »

Voilà qui est clair. Et c’est maintenant ou jamais.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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