Le camarade Soumah en mal de reconnaissance

Ils sont allés au clash : le camarade Aboubacar Soumah l’exclu du SLECG et le gouvernement avec l’appui de Louis Mbemba Soumah et Sy Savané, eux déjà achetés avec des postes et des subventions d’une quarantaine de millions GNF.

Toutes les tentatives de pression, d’achat de conscience, d’intimidation, de suspension de salaires, etc., auront été vaines. Le camarade Soumah est resté de marbre. Il se radicalise avec son équipe dont certains ont été interpellés vendredi par la Police, alors qu’ils étaient invités à prendre part au Congrès du SLECG devant démettre Louis Mbemba et Cie de leur poste de secrétaire général et autre. Avant de se projeter pour la grève sans cesse annoncée pour ce début février.

Malgré tout, le camarade Soumah est en mal de reconnaissance. Surtout au niveau du gouvernement. A travers le porte-parole Damantang Camara, le gouvernement est loin de reconnaitre le rebelle syndicaliste. Voici ce que déclare le porte-parole du gouvernement dans la presse locale: «C’est un litige à l’intérieur du syndicat, il faut qu’il saisisse le tribunal du travail s’il conteste à l’intérieur, nous, nos préoccupations sont tout-autres que celles du congrès. On n’a rien reçu de monsieur Soumah, par contre, on a reçu un PV de son syndicat signé par les principaux responsables qui l’exclut. Jusqu’à preuve du contraire, c’est ce PV-là qui nous semble faire foi. En tout cas l’inspection du travail l’a validé, et dans la foulée de ce PV, le SLECG a porté plainte contre lui. Ça, ce n’était pas devant moi mais le procureur m’a informé qu’il a reçu une plainte contre monsieur Aboubacar Soumah. Donc, c’est une affaire maintenant qui est judicaire. »

La solution à la crise est donc loin de trouver son épilogue.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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