Le cri de cœur de Dalein Diallo entendu à Bruxelles !

A chacun ses entrées à Bruxelles, auprès de l’Union européenne. Pour sa part, Dalein Diallo a réussi à se faire entendre. En effet, au cours d’une de ses sorties médiatiques, le principal opposant d’Alpha Condé avait déclaré : « L’UE, à travers l’Accord de Cotonou, dispose d’instruments contractuels pour interpeller et même sanctionner les États ACP (Afrique Caraïbes pacifique) qui se rendent coupables des violations des droits humains et des principes et règles de la démocratie et de l’État de droit. »

Avant de rappeler : « Récemment, l’UE s’est dotée d’un nouvel instrument, en l’occurrence la loi Magnitsky, qui permet de sanctionner et de frapper d’interdictions diverses dans l’espace européen (gel des avoirs, interdiction de voyager…), des personnes physiques ou morales, étatiques ou non, qui se seraient rendues coupables ou complices de violations graves des droits de l’homme quel que soit le pays où ces violations auraient été commises. » C’était prémonitoire et l’opposant peut bien se délecter les babines, en partie.

En cause : « Une trentaine d’eurodéputés a interpelé il y a trois semaines l’instance exécutive de l’UE sur la situation des droits humains, et réclamé des sanctions ciblées contre les auteurs des crimes récents et anciens commis en Guinée. » Se sentant dans ses petits souliers, le régime, à travers son gouvernement, dit déplorer la démarche unilatérale des eurodéputés qui n’auraient écouté que l’opposition sur la situation des droits humains : « Ce groupe de députés, en ne tendant une oreille attentive qu’aux allégations d’opposants  au régime et qui n’a donc perçu qu’un seul son de cloche  aurait pu pourtant échanger aussi avec les autorités guinéennes pour éclairer sa  religion à propos des faits et griefs allégués », estime Tibou Kamara.

Avant de regretter : « Le gouvernement regrette que des enquêtes sérieuses et impartiales auprès de toutes les parties ne soient pas menées pour situer les responsabilités, et identifier les auteurs des violences meurtrières enregistrées pendant les émeutes provoquées par des acteurs politiques lors des élections notamment, ou à l’occasion de mouvements sociaux violents. »

Ce que Tibou ignore c’est que l’installation des PA par Kassory préférant l’ordre à la loi, les expéditions punitives sur l’Axe, jusque dans les concessions à Wanindara, les assassinats ciblés, les tirs sur des corbillards, les gaz lacrymogènes dans des mosquées, etc., sont loin de donner une bonne image du pays et d’Alpha Condé, lequel a toujours clamé que l’opposition n’empêche pas le pays d’avancer. Voilà que le régime est tancé de toutes parts. Maculé de sang, il cherche à se défendre, en rappelant « sa responsabilité d’assurer la sécurité des personnes et des biens, et celle des institutions démocratiques conformément à l’esprit d’un État de Droit viable. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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