Le déni du ministre K au carré : « Ce n’est pas une grève ! »

« Ce n’est pas une grève ! » Ce fut la réponse du ministre du Pré-universitaire. Seulement K au carré ne saurait expliquer logiquement pourquoi les élèves sont dans la rue. Autant le ramener à la raison.

En effet, les maîtres sont absents des classes, ils ne sont pas dans la rue, encore moins en train de jeter des cailloux ou de brûler des pneus, encore aussi, inviter les élèves à s’attaquer aux autres établissements. Cette autre façon de réclamer est bel et bien une grève. Mais une grève civilisée, citoyenne et responsable. Il se trouve que si les enfants n’ont pas de maitres, ils sont ingérables, abandonnés à eux-mêmes. Bonjour donc les dérives.

Maintenant si le ministre trouve que cette posture n’est pas une grève, qu’il veuille bien en donner un nom.  Il attribue les perturbations aux deux syndicalistes déjà filés à la police. Si donc le mouvement est illégal, pourquoi bien des écoles avec effet de contagion restent fermées ? En lieu et place de ce qu’il appelle « guérilla urbaine qu’on a mis en place pour jeter des cailloux dans les concessions scolaires », K au carré aurait accepté de se bouger, au risque d’être emporté par les vagues de contestations, celles mêmes qui ont coûté les poste aux frères Kourouma en février 2016.

K au carré cherche des boucs émissaires en jetant en pâture les deux syndicalistes « engagés dans un processus qu’ils maitrisent plus avec des dégâts collatéraux. » Cette rigidité pousse la police à se mettre aux trousses du syndicaliste Aboubacar Soumah, invisible aux dernières nouvelles. Si rien n’est fait, le lundi risque d’être davantage palpitant.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.