Le Département d’Etat US se prononce sur le cas Nanfo Ismaël

Loin des frontières guinéennes, à mille lieues de Kankan, de Conakry, le cas Nanfo Ismaël se trouve des échos (favorables). Au Pays de l’Oncle Sam, le Département d’Etat américain prend fait et cause pour ce prédicateur musulman.

Cette position du Département d’Etat US intervient au moment même où l’avocat de l’Imam dont le statut n’est pas reconnu par Zamal Bangoura, le patron du secrétariat général des Affaires religieuses dénonce ce qu’il a appelé une persécution avant d’ouvrir largement les yeux quant aux chefs d’accusation de son client : « On apprend qu’il a été conduit à la police, et on nous dit qu’il est poursuivi pour troubles à l’ordre public. Quelqu’un qui était chez lui, on est venu l’arrêter à son domicile, comment lui il a troublé l’ordre public ? Il est simplement persécuté pour sa foi religieuse. Ils se basent sur l’interdiction de diriger la prière prise par la ligue islamique contre mon client. Mais cette interdiction fait l’objet d’un recours devant la Cour suprême, la plus haute institution judiciaire, et toutes les parties sont là-bas. »

Et Washington de rappeler dans un rapport qui vient d’être publié : « La Constitution stipule que l’État est laïc, interdit la discrimination religieuse et prévoit le droit des individus de choisir et de professer leur religion. Le 11 juillet, les autorités à Kankan, en Haute-Guinée, ont convoqué l’imam Nanfo Ismael Diaby pour avoir continué à diriger des prières dans une langue locale. Diaby et 10 de ses partisans ont été remis à la police. Après l’intervention du gouverneur de Kankan, Diaby a été libéré le 13 juillet sans qu’aucune accusation formelle n’ait été déposée. Le même jour, des jeunes non identifiés auraient vandalisé sa mosquée et son domicile. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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