« Le ministre n’a pas le droit d’annuler une élection » (Williams Fernandez)

Comme annoncé précédemment, la Cour Suprême a tranché ce jeudi 31 janvier sur le contentieux électoral à Matoto, où deux candidats revendiquent la victoire à l’issu de l’élection de l’exécutif communal du 15 décembre dernier.

Même si au départ, la plainte de l’UFDG avait été jugée recevable par la plus haute instance judiciaire du pays, la Cour Suprême se déclare incompétent de juger ce dossier.

Toutefois, la Cour Suprême  a fait remarquer que l’avocat de l’UFDG, Me Salifou Béavogui, n’a pas frappé à la bonne porte. Pour le Procureur de la Cour Suprême, c’est plutôt au tribunal de Mafanco, qu’il fallait déposer la plainte.

De même, Me Williams Fernandez rappelle que le ministre Bouréma Condé a violé la loi en annulant l’élection du Maire du Matoto.

« Le ministre n’a pas le droit d’annuler une élection. Il n’avait pas le droit de faire le communiqué qu’il a fait. Mais, en Guinée, les gens sont habitués à violer la loi, tout le monde viole la loi… », regrette le procureur de la Cour Suprême. Avant d’ajouter : «La démocratie que nous voulons construire doit se faire dans le respect de la loi. Nous avons de beaux textes en Guinée ; mais, les gens ne les respectent pas ».

En réaction à cette décision de la Cour Suprême, l’avocat de l’UFDG, crie à la victoire de cette formation politique, car, estime-t-il, « la chambre administrative n’a pas considéré la décision du ministre de l’administration du territoire. Elle a estimé qu’il n’appartient pas au ministre de prendre une décision en lieu et place du tribunal. », s’est réjoui Me Salifou Béavogui.

Par ailleurs,  l’avocat de l’UFDG estime que le processus doit continuer avec l’élection des adjoints, car se justifie-t-il, « il n’y a eu aucun recours devant le tribunal de première instance de Mafanco dans les délais requis. Donc, personne ne peut plus aller se plaindre devant les tribunaux », a laissé entendre Me Salifou Béavoqui.

Qui de l’UFDG ou du RPG aura dernier mot à Matoto ?

Attendons de voir…

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

 

 

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