Le PEDN de Lansana Kouyaté réclame la dissolution de la commission électorale

Plus d’une semaine après l’annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du nouveau chronogramme de l’organisation des élections locales et communales, reportant la tenue desdits scrutins au mois d’octobre 2016, la pilule ne passe toujours pas dans les QG des partis d’opposition. Après avoir dénoncé une décision qui «viole la Constitution et les dispositions de l’Accord du 20 août dernier, ayant permis d’aller à l’élection présidentielle du 11 octobre 2015, le Parti de l’Espoir pour le développement national (PEDN) réclame désormais la dissolution de la CENI.

Le parti de l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, par la voix de son chargé de communication, François Bourouno, accuse l’institution dirigée par Bakary Fofana d’avoir failli à ses engagements qu’elle avait pris pendant les négociations qui ont abouti à la signature des accords entre le pouvoir et l’opposition en août dernier.

M. Bourouno estime qu’il est impératif pour la Guinée de «dissoudre la commission électorale pour mettre en place un mécanisme crédible d’organisation d’élections transparentes  gage d’une stabilité pour le pays». Pour lui, la CENI a prouvé son incapacité, sa médiocrité, son esprit de non-respect de ses engagements, de la
Constitution, du code électoral et de l’ensemble des textes qui régissent l’organisation d’élections en Guinée.

Quoi qu’il en soit, l’institution chargée d’organiser les élections dans le pays est dans la ligne de mire de l’opposition républicaine qui, visiblement, est un éternel insatisfait d’autant que les différentes équipes qui se sont succédées ont toutes été accusées de danser la musique du pouvoir en place.

Thierno Diallo, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.