Le Premier Ministre et le dialogue : ce que pense la mouvance

Le PM Said Fofana est resté attentiste vis-à-vis du dialogue politique inter guinéen. Les conséquences on les connait : on fait intervenir les Nations Unies, la Cedeao, etc. puis des Guinéens appelés médiateurs. De longues années après l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, on ne parle que d’élections.

Le Premier ministre se meut aujourd’hui sans faire participer la mouvance. Et celle-ci, par la voie de Saliou Bela Diallo, dit saluer la démarche. Et de justifier : «C’est le rôle de l’exécutif. L’exécutif l’a toujours fait. Au cours du deuxième dialogue il y’a eu des écrits de l’opposition, le président a appelé le Premier ministre pour lui demander en présence des acteurs politiques à Sékoutouréyah le 4 mars 2013 de trouver un cadre de concertation. Et c’est ce qui a débouché à la tenue du deuxième dialogue. Le troisième dialogue c’était la même chose, c’est le Premier ministre qui a été directement saisi et le Premier ministre a demandé au ministre d’Etat chargé de la Justice et Garde des sceaux de trouver un cadre et de procéder à la tenue du troisième dialogue. »

Dans une interview accordée à un hebdomadaire guinéen, « C’est cette fois-ci encore sous l’instruction du chef de l’Etat le professeur Alpha Condé, président de la république, qui a été à la base de tous ces dialogues, qui a dit au Premier ministre de s’adresser au groupe politique, c’est-à-dire à la mouvance et à l’opposition pour que nous puissions, au cours d’un quatrième dialogue, nous entretenir sur les différents points qui nous opposent, je pense que c’est quelque chose de salutaire que la mouvance soutient et assure sa disponibilité pour que ce quatrième dialogue puisse se tenir convenablement. »

Cette mouvance a-t-elle le choix ? Autant suivre la démarche infructueuse de Said Fofana.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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