Le Premier ministre s’adresse aux enseignants

Pris dans son propre piège, le Premier ministre qui avait opté pour le forcing et les menaces trouve que l’option est contreproductive. Il tente de fait de s’adresser aux enseignants.

Extrait : « Je voulais m’adresser au monde de l’éducation pour dire que le gouvernement est sensible aux conditions de vie et de travail des enseignants. Nous demandons aux partenaires sociaux, à tous les syndicats de reprendre les négociations dans un esprit civique destiné à faire valoir les intérêts de la jeunesse guinéenne et de la Guinée. Je voudrais faire une remarque dans laquelle on reproche au gouvernement d’être fermé au dialogue. Ce n’est pas vrai ! Nous sommes ouverts et nous menons ce dialogue dans le langage de la vérité. La vérité est que la Guinée est dans des difficultés économiques. Encore là, la vérité est que le secteur de l’éducation n’est pas si pourri qu’on le fait croire. Ce que nous disons à nos partenaires sociaux est de dire, regardons les problèmes en face. Car nous avons procédé à une augmentation de salaire de 40%, et dans aucun pays au monde on ne peut faire deux augmentations de salaire deux à trois fois dans l’année. »

 Comme son mentor Alpha Condé il égrène les projets et programmes : «Ce que nous disons a nos partenaires, est que tout ne se résume pas en termes de salaire. Quand vous parlez du pouvoir d’achat du travailleur, les mesures d’accompagnement sont du fait que mon gouvernement est en train de revoir le système de rémunération global de la fonction publique avec un nettoyage du fichier de la fonction publique. Pour que les fictifs qui subsistent encore dans le fichier soient éliminés. Il ya 11 mille dans le secteur de l’éducation qui sont prétendus être au service de l’école guinéenne et qui ne sont pas reconnus. Nous avons décidé de procéder au paiement manuel des salaires de façon à les retrouver. J’ai ordonné hier pour la reprise des négociations sur la base d’un regard sur la condition de l’enseignant en Guinée. »

Cet appel sera-t-il entendu ? Pas évident. On est quand même autour de la table. Mais jusqu’à quand ? C’est toute la question surtout que le même PM a dit qu’il n y a aucune possibilité de revoir à la hausse le salaire des enseignants. A quoi bon de négocier ?

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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