Le Représentant résident du FMI face aux étudiants : « Le FMI ne finance pas les projets »

« Perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, les flux de capitaux et l’avenir de l’emploi », c’est la toile de fonds d’une conférence-débat tenue samedi à l’Université de Sonfonia.

Placée sous la présidence d’honneur du Recteur de ladite université, Amadoui Koré Bah cette conférence a été animée par le Représentant Résident du Fonds Monétaire International en Guinée (FMI).

A l’entame de la conférence, l’honneur est tout d’abord  revenu au Recteur de l’Université de Sonfonia de planter le décor, avant d’exprimer des souhaits de voir ces gendres de rencontres se multiplier :

« Les données économiques de notre contient s’améliorent. Mais les risques de pertes ne sont pas négligeables. La science, la technique et la technologie sont des facteurs majeurs face à l’emploi des jeunes. En souhaitant bon séjour à nos hôtes, nous souhaitons la multiplication de ces genres de rencontres, pour permettre aux futurs acteurs de notre économie, de mieux s’armer pour contribuer non seulement au développement de notre pays, mais aussi à celui de l’Afrique au sud du sahara », a souhaité Amadou Koré Bah.

Devant plus les centaines d’étudiants présents dans l’Amphithéâtre,  issus des filières économie finance, sciences comptables et administration des Affaires, le représentant résident du FMI en Guinée, après avoir  passé en revue les grandes lignes des objectifs de son institution, qui compte 189 pays membres, s’est attelé aux perspectives économiques des pays de l’Afrique subsaharienne, en particulier, celle de la Guinée, qui est membre de l’organisation depuis 1963.

Abordant le thème de la conférence, le représentant résident du FMI a fait savoir qu’il est « essentiel d’accroitre la résilience et d’augmenter le potentiel de croissance », même si, reconnait-il, « les mesures à prendre varient selon les pays. Cela devrait permettre d’améliorer les cadres des politiques économiques, promouvoir la diversification, approfondir l’intégration commerciale et financière, promouvoir des systèmes d’éducation flexibles, la connectivité numérique et l’investissement privé. »

Face à la curiosité des étudiants, qui ont posé un certain nombre de questions sur le mode de fonctionnement de l’institution, sa mission  et les conditions d’accès au financement, Monsieur José Suleyman , a tout d’abord rappelé que les ressources de cette institution de Breton woods, proviennent de la quote-part de chaque pays membre, qui représente en quelque sorte sa contribution en tant pays membre.

« Pour être membre du FMI,  il faut d’abord être membre des Nations-Unies. », rappelé José Suleyman devant des centaines d’étudiants. Et d’ajouter : « Le FMI  est une institution financière internationale. Chaque membre, selon la taille du pays, doit contribuer au quote-part de l’institution. Le quote-part de la Guinée en ce moment est de 300 millions de dollars. Il y a une formule pour calculer le quote-part en tenant compte des certains indicateurs, comme  le PIB ou le flux des capitaux, le niveau d’importation et des exportations et le niveau des recettes», explique le représentant résident de l’institution financière.

 « Il faut savoir aussi que le financement du Fonds monétaire international ne peut se focaliser sur les projets. Le FMI ne finance pas les projets.  Le financement du FMI c’est pour augmenter le niveau de devises à la Banque Centrale. »

A côté de cela, ajoute le José Suleyman, « le Fonds Monétaire International peut également financer un appui budgétaire. Il y a également un ensemble d’instruments financiers pour avoir accès au financement

C’est par la distribution d’une documentation sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne aux étudiants, que la cérémonie a pris fin sur une note de satisfaction et d’espoir.

Abdoul Wahab Barryn, www.kababachir.com

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