Le RPG, bouche cousue sur Mandiana : des opposants s’indignent !

Des bérets rouges tirent sur Mandiana et tuent au moins une personne. Cette préfecture qui ne ressemble à rien est pourtant sans pour cent RPG. C’est un berceau du parti au pouvoir. A la veille de la présidentielle de 2010, Alpha Condé promet. Le mandat fini. Rien dans cette autre partie de la Haute-Guinée. Un autre mandat est entamé et il tend à sa fin.

Mandiana est plus malade qu’autrefois. Aucune promesse du Président n’est réalisée. On s’agace et on manifeste pour rappeler Alpha. Seule réponse : on tire sur l’électorat RPG. Ce qui a attiré l’attention des uns et des autres, c’est la politique de la bouche cousue adoptée par le parti présidentiel au cours de son assemblée générale ordinaire du samedi dernier. Ni une minute de silence, ni aucun autre mot pour évoquer la répression sauvage. Moment choisi par les opposants et autres défenseurs des droits de l’homme pour s’indigner.

Pour l’UFR,  «Tout le monde a suivi dans les médias, à travers les radios et les sites Internet, la manière dont de jeunes manifestants ont été réprimés à Mandiana. Conséquence, il y a eu un mort et beaucoup de blessés. On a vu l’usage des armes de feu, des balles réelles par les forces de l’ordre. » De son côté, le PADES d’Ousmane Kaba témoigne : « Nos compatriotes, citoyens de Mandiana, sont dans le feu aujourd’hui. Tous simplement, parce qu’ils ont réclamé leurs droits. Les élections c’est quoi ? Je vote pour toi, tu me donnes l’électricité ; je vote pour toi, tu me fais la route, tu me donne l’eau, la santé. C’est du donnant-donnant entre le leader d’un parti politique et les électeurs. Donc, Mandiana a fait 100% pour le RPG Arc-en-ciel. Mais aujourd’hui, ça fait 8 ans, ils n’ont pas pu faire la route Mandiana-Kankan. Cette population se lève pour demander la route entre Mandiana-Kankan et cela se solde par la mort et des blessés. Cette demande noble et juste ne devrait pas coûter la vie d’un citoyen ou faire des blessés. Le PADES condamne vigoureusement ce qui s’est passé à Mandiana».

Pour sa part, l’UFDG dit avoir « Une pensée pour Mandiana. » Et Dalein d’ajouter : « J’avoue que je ne comprends pas pourquoi les forces de l’ordre ont tué quelqu’un dans une si petite ville. Le maintien d’ordre ne devrait pas y être si compliqué. Je suis consterné. Je condamne énergiquement cet énième assassinat perpétré contre des citoyens guinéens. Des forces de l’ordre dont la mission c’est d’assurer la sécurité des citoyens. Elles sont recrutées, formées et payées pour sécuriser les citoyens. Mais malheureusement, ces forces de l’ordre sont devenues des sources d’insécurité pour les citoyens. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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