Le RPG dans une mort lente : les rescousses tous azimuts

Il y a des signes qui ne trompent pas. A eux seuls, ils parlent. Le RPG, parti au pouvoir est dans des difficultés de tous ordres. Il est plongé en effet dans une mort lente sans commune mesure. On tente tout de même de sauver ce qui pourrait l’être. On assiste donc à des rescousses tous azimuts.

Le plus récent diagnostic est celui du député Damaro : « Nous avons un défaut au RPG, c’est que nous avons un parti de mobilisation. Mais cette année, nous nous sommes moins mobilisés et il faut qu’on se mobilise pour les élections législatives. Nous avons toutes les possibilités non seulement de gagner mais aussi, de gagner largement. » Ce député du RPG intervient après la sortie d’Alpha Condé : « Il faut que tout le monde se lève pour écouter tout le monde afin de faire renaître le parti comme il l’était hier. Aujourd’hui, il faut qu’on se dise la vérité, le parti est tombé. Lors des élections locales, j’ai dit la vérité à votre bureau politique. Je lui ai dit que le chemin qu’il veut emprunter n’était pas le bon (…) mais, on ne m’a pas écouté. Il faut qu’on donne de la force à notre parti. Abandonnons les copinages et l’affinité, regardons le parti. »

A bien lire entre les lignes de cette déclaration d’Alpha Condé, on se rend compte qu’il rejoint Ousmane Kaba. Celui-là même qu’on traîne à tort ou à raison dans la boue : « Dans notre histoire, aucun parti n’a donné deux présidents. Le premier parti que la Guinée a connu c’est le PDG du feu Ahmed Sekou Toure, mais quand tu regardes aujourd’hui le PDG tu seras étonné. Ça c’est distant, prenons le PUP, aujourd’hui il n’y a aucun député du PUP à l’Assemblée. Cela veut dire que dans notre pays un président qui part, va avec son parti. (…) Faisons attention, rentrons ensemble, montons ensemble et que chacun garde son parti. »

 Le RPG est donc agonisant. Son bulletin de santé préoccupant.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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