Les avocats des opposants écroués demandent l’ouverture rapide d’un procès

« Le collectif souhaite simplement l’ouverture du procès dans un délai raisonnable, ce, conformément à l’article préliminaire du code de procédure qui commande impérativement qu’il doit être définitivement statué sur l’accusation dont une personne fait l’objet dans un délai raisonnable ».

C’est en ces mots que le Collectif des avocats des opposants écroués sollicite la tenue d’un procès ou la libération pure et simple de leurs clients qui continuent à purger des peines sans être condamnés.

En conférence de presse tenue ce samedi, les avocats des détenus, par la voix de Me Salifou béavogui, rappellent qu’« en matière criminelle, aucune condamnation ne peut être prononcée contre une personne sur le seul fondement de déclaration qu’elle a faite sans avoir pu s’entretenir avec un avocat et être assistée par lui »,

Ace titre, ajoute Me Salifou Béavogui, « Il convient d’éviter que nos clients continuent à purger les peines auxquelles ils n’ont pas été encore condamnés. C’est pourquoi, nous exigeons l’ouverture rapide du procès des personnes mises en cause ou leur remise immédiate en liberté, ce, en attendant la suite de la procédure. », at-t-il insisté.

Incarcérés à la Maison centrale de Conakry Novembre, Ousmane Gaoaul Diallo, Chérif Bah, Etienne Soropogui, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, poursuivis pour «fabrication et détention d’armes de guerre et atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation», attendent toujours la tenue de leur procès.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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