Les marches politiques étouffées ont-t-elles payé ?

Ne serait-ce que l’annonce des marches politiques sans cesse remises et sans cesse étouffées depuis que le Premier ministre s’est ouvertement engagé à  écraser toutes libertés individuelles et collectives, les Guinéens ont en permanence la peur dans le ventre. Et pourtant c’est un conflit guinéo guinéen. La hantise d’un possible débordement des marches politiques habite plus d’un Guinéen. Au niveau des représentations diplomatiques, on recommande carrément des axes qu’il faut pratiquer.

Le climat de peur, de méfiance et de déni a fini par saisir tout Conakry, sauf les pyromanes déclarés et/ou tapis dans l’ombre du RPG. Conséquence : la chienlit émanant des marches politiques étouffées a fini par payer. Et Kassory Fofana lui-même en est conscient. Au même titre que l’opposition à travers l’UFDG. En effet, selon Aliou Condé, le secrétaire général de l’UFDG, «Pendant 10 mois, on ne travaille pas. Et vous voulez des recettes, vous voulez développer le pays, mais ce n’est pas possible ! Il faut dire à l’administration, de cesser de voler les résultats, de cesser de modifier les résultats. Que les résultats réels soient proclamés et avec ça, on aura la paix. Notre pays est trop riche, mais on ne peut pas travailler dans l’ambiance là. » De son côté, le PM estime : « Nous n’avons pas intérêt, quelle que soit notre obédience, à mettre le feu. Ça ne profite à personne. On a remarqué quand il y a des problèmes, ce sont les innocents qui en sont victimes. Ce sont des magasins et véhicules d’innocents qui sont cassés. Nous avons intérêt à la tranquillité dans la cité. »

C’est à lui qu’il revient la mission d’organiser le dialogue politique et social. Il l’oublie très vite. Allons donc.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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