Les migrants d’Afrique du sud inquiets face aux violences

Les nombreux migrants africains qui vivent en Afrique du Sud suivent avec consternation les pillages dans le pays. Pour l’instant, ils ne pas visés.

Dans le quartier de Yeoville, où vivent de nombreux Congolais et Zimbabwéens, il n’y a pas de pillages. Cette fois, les violences n’ont pas visé directement les migrants africains,  victimes de nombreuses attaques xénophobes dans le passé.

Lucemo Basambi habite à Yeoville. Ce Congolais est arrivé en 2005 en Afrique du Sud. Il travaille comme gardien de sécurité sur un parking. Les destructions de ces derniers jours lui ont rappelé la vague de pillages qu’il a vécue à Kinshasa il y a 30 ans.

« Les gens ont beaucoup souffert avec ces pillages. Vous pouviez avoir de l’argent sans savoir comment le dépenser. Si nous avons la possibilité de rentrer dans nos pays, nous allons le faire. « 

Partisans de Jacob Zuma dans la rue le 9 juillet 2021
Partisans de Jacob Zuma dans la rue le 9 juillet 2021

Flavien Gagoum travaille pour le Forum de la diaspora africaine à Yeoville. Ce Camerounais ne cache pas son inquiétude des conséquences des pillages

« Après tout cela, il y aura beaucoup de gens au chômage et cela va créer une situation dans laquelle les étrangers vont avoir un peu plus peur car il y aura un problème de chômage et ils vont nous accuser pour cela « .

Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter l’audio du reportage de Valérie Hirsch

https://www.dw.com/fr/jacob-zuma-pillages-violences/a-58287836

Certains migrants africains sont restés chez eux depuis le début des pillages de peur d’etre attaqués.

Au total 117 personnes ont été tuées, dont 91 dans la province du Kwazulu-Natal (Est) où les violences ont commencé il y a six jours. Quelque 2.203 personnes ont été interpelées.

Les premiers incidents ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice. 

A plusieurs endroits, des Sud-Africains parfois armés ont décidé de faire justice eux-mêmes contres les pillards, au risque d’augmenter les violences.

Source: dw.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.