Les réelles causes de l’échec aux examens scolaires

Tout le monde avait parlé sauf lui. Lui qui avait fait plier le gouvernement ainsi que le président de la République. Aujourd’hui, Aboubacar Soumah du SLECG trouve les réelles causes de l’échec massif aux examens nationaux. Il le dénonce.

Extrait : « Au secrétariat qui, en principe est réservé à des enseignants chevronnés, des cadres compétents qui sont habilités à manipuler les épreuves et à travailler sur les résultats  qui sont mis,  mais la majeure partie cette année est composée par des militants qui ne sont pas des enseignants. Ils sont venus pour procéder au découpage des feuilles, ils ont mélangé les anneaux, quelques fois à la correction vous pouvez retrouver les filiations, les noms, les PV des enfants… choses qui ne devaient pas exister sur les copies. Cette année, ils ont eu à reporter les notes des candidats des sciences expérimentales à ceux des sciences mathématiques. Donc, il y a eu tellement de confusions et cela c’est expressément fait. »

Pour ne rien arranger à la situation déjà chaotique, le syndicaliste ajoute : « Ensuite la politique qu’ils avaient mise en place, c’est-à-dire leur vision sur 3 ans, à savoir: faire en sorte que les candidats admis ne soient plus orientés vers les universités privées, ceci n’est pas en reste. Donc ils ont mis en place un mécanisme qui fait que chaque année nous allons de régression en régression pour ne pas que le nombre d’admis soit élevé afin que les universités privées-là puissent les résorber. Donc au lieu que ce soit un examen, ils ont transformé l’examen en concours. Ils ont un objectif bien défini, un barème qu’ils ont arrêté pour dire que cette année c’est tel nombre d’amis en fonction de la disponibilité des places dans les universités publiques. Donc tout cela concoure à la régression, à faire en sorte que ceux qui ont les moyennes ne sont pas ceux qui vont être admis mais ceux-là qu’ils veulent qu’ils soient admis. »

Le gouvernement appréciera. Mais, le SLECG quant à lui s’est largement exprimé.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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