Les retombées des marches politiques, selon Sydia Touré

Des morts, des blessés et des dégâts matériels auront été enregistrés mais, finalement, les législatives ont été organisées. Contrairement à ce qui se dit au sein du RPG, les manifs politiques ont eu des conséquences profitables.
Et voici ce qu’en pense l’UFR, à travers son leader : « On a dû battre le pavé ici pendant trois ans, l’opposition à l’époque, de 2010 jusqu’en 2013, pour avoir les élections législatives. Et il a fallu battre le pavé encore pendant pratiquement sept ans pour arriver aux élections aux élections communales. Et cela va faire un an que nous n’avons pas fini les exécutifs communaux. Je pense que les Guinéens doivent réfléchir à la manière dont leur pays fonctionne, parce que moi, j’estime que c’est une volonté délibérée de faire en sorte que les institutions soient affaiblies. »
Comme Dalein Diallo, Sydia Touré dénonce le glissement du calendrier électoral et remobilise ses militants, car, « La déstructuration des institutions de la République fait partie de la politique de ce gouvernement, faire en sorte que tout s’affaiblisse. Sinon, la Constitution guinéenne, normalement, a indiqué de la manière la plus claire que le mandat des députés devait s’achever avant le 13 janvier. C’est parfaitement clair. Et dans tous les autres pays, même au Mali où il a fallu un consensus pour reporter à cause de la guerre. Mais tous les autres pays, à date, ils organisent les élections. »
Selon toute vraisemblance, plus rien ne sera comme avant. L’UFR entend largement jouer sa partition. Elle a été grugée, mais, elle veut rebondir et se faire une certaine place sur l’échiquier politique national.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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