Les SLECG en grève : craindre une escalade de la violence, ce lundi

De nombreux parents d’élèves ne laisseront pas leurs enfants aller à l’école ce lundi, à cause de la grosse crainte d’escalade de la violence, suite à la grève qualifiée d’illégale par le gouvernement, mais qui s’est fait sentir à travers le pays. Les positions se sont raidies davantage ce dimanche avec l’arrestation de certains leaders syndicaux impliqués dans la grève.

Pourtant, « Lorsque l’expert international était venu et après avoir recueilli tous les différents points de vue des différentes entités, c’est-à-dire le syndicat, le patronat, la société civile et le gouvernement, après son analyse, il nous a été présenté que la valeur monétaire du point d’indice 1030 avait une charge de 51 milliards GNF par mois pour l’ensemble des travailleurs. (…) au lieu de nous payer ceci, ils font l’étalage du paiement sur deux ans, ce qui fait que nos camarades qui iront à la retraite au mois de décembre, ne le bénéficieront pas alors que c’est un acquis qu’on a eu depuis 2007 », déplore un syndicaliste.

Le gouvernement n’est pas du même avis. Il a préféré aller à l’affrontement. L’un ou l’autre cas, « C’est une situation qui est inquiétante parce que nous voyions d’abord les syndicalistes ne parlent pas d’une même voix. (…) le ministre de l’Education, dire qu’il ne va pas négocier avec les syndicalistes qui ont décrété, ça c’est permettre à la pagaille de s’instaurer et de prolonger la souffrance des populations, parce qu’il y a aujourd’hui toute une difficulté pour

toutes les populations de se déplacer dans la ville de Conakry. » Beaucoup parient donc d’autres troubles ce lundi, en milieu de matinée.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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