Les vérités de Djani Alpha à propos des tueries sur l’axe

Les violences meurtrières enregistrées au cours des manifestations politiques interpellent l’ensemble des guinéens. Et les artistes ne sont pas en marge de cette situation.

C’est dans cette optique le jeune rappeur Djani Alpha a récemment condamné les tueries ciblées sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa, où lui-même il réside.

Selon nos informations, son domicile familial n’a pas été épargné par les violences policières aux cours des récentes manifestations. Une situation qui irrite le jeune rappeur.

 « Aujourd’hui, en tant que leader, je devrais être en mesure d’aller en studio et de faire une chanson pour dire que ça fait 9 ans il y a 139 personnes qui sont entrain de mourir, et ces 139 personnes qui sont mortes là, à 99% portent les mêmes noms de familles et ça se passe dans la même zone », déplore l’artiste invité dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace fm.

Mais ce n’est pas tout ! le rappeur déplore le silence coupable du gouvernement guinéen, face à ces tueries :

« Il y a des ministres dans le gouvernement qui viennent de l’axe. Il y a un conseil des ministres qui a lieu chaque semaine, si jusqu’à présent le gouvernement ne fait pas un communiqué officiel pour condamner cela, ça veut dire qu’on ne parle pas de ça en conseil des ministres », s’indigne le rappeur.

Revenant sur ces tueries ciblées sur l’axe, Djani Alpha interpelle les leaders peulhs des différents bords :

« J’appelle tous les leaders peulhs, selon chacun son domaine d’activité, à appeler tous les autres Guinéens à remarquer et à les soutenir dans ce qui est entrain de se passer »

Plus loin, le jeune rappeur lance l’alerte à propos du débat sur la nouvelle Constitution: « Il n’y a pas 5% des guinéens qui parlent de ce débat sur une nouvelle Constitution, parce que, rappelle-il, ‘’nous avons plus de 70% de la population qui est  analphabète.’’

Comme pour dire, il faut que ça s’arrête maintenant parce que le changement de la Constitution, à l’origine des violences meurtrières,  continue à diviser les guinéens.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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