L’UFDG perd Kindia : les leçons d’une débâcle banalisée !

L’UFDG perd Kindia mais, elle ne s’avoue pas vaincue.Dalein Diallo et sa famille politique ont-ils minimisé l’UDG de Mamadou Sylla ou ont-ils fait une grosse erreur politique, de casting ou d’appréciation ? Les commentaires vont train, même si du côté de la principale formation politique d’opposition, on cherche à contenir son agacement : d’un côté, un allié, avec qui elle est appelée d’aller jusqu’à la présidentielle de 2020 vient lui couper l’herbe au pied avec l’aide du RPG.

L’UFDG en veut plutôt au parti au pouvoir. Un paradoxe en somme qui masque mal la débâcle banalisée et, à la limite, voulue. Lors d’une de ses sorties récentes, au QG, le mardi dernier, Dalein Diallo a affiché une mine sereine, comme si, les affres et autres stigmates, conséquence d’un passage en force à Kindia n’était qu’une banale affaire.  Pourtant, même si en politique, il n y a point de morale, il y a lieu de reconnaitre que la débâcle de Kindia est absolument embarrassante et constitue une faute politique grave de la part de la direction politique de l’UFDG. Ce parti a manqué de vision et de stratégies, surtout après le spectacle de Boké. Une sérieuse rétrospection s’impose et il ne faut pas se cacher la face quant à l’amateurisme de la gestion de cette affaire liée à l’installation des exécutifs communaux. Il est inadmissible que l’UFDG ne se soit pas aperçue.Dixinn et les autres Communes de Conakry attendent d’autres spectacles faits de coups bas et de ‘’haute trahison’’.

L’UDG semblait prêché en eau trouble, mais, il aura fallu la sortie des deux leaders pour qu’on comprenne que Dalein était bien au courant des intentions de l’UDG. Mais, « il nous as banalisés », estime le nouveau roi de la Basse-côte. De toute évidence, ce qui se passe en Guinée pour l’installation des élus communaux prouve deux réalités : méconnaissance totale du fonctionnement des différents systèmes électoraux (majoritaire, proportionnelle, système mixte). Pour ce cas-ci, il revenait aux formations politiques de former leurs militants et toute la chaîne politique afin d’éviter les déviances. Ce qui n’est pas fait. C’est pourquoi, les uns et les autres se crêpent les chignons et s’entretuent.

Au niveau de l’UFDG, Dalein persiste à signer avec son même partenaire de 10 ans, des accords qui ne se respectent jamais, sauf au prix du sang et des manifs. Alpha Condé le roule dans la farine pour se requinquer. Aucune leçon à tirer. Dalein s’est fait avoir, autant de fois qu’il signe des accords avec Alpha Condé ou son régime. C’est à se demander s’il ne donne pas raison au président de la République qualifiant ses opposants de « nains politiques et de petits comptables ». Le cas de Kindia est un cas parmi tant d’autre. Une refonte des stratégies à l’UFDG s’impose sinon, bonjour la désillusion. D’abord à Dixinn puis à la présidentielle de 2020.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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