Macky Sall-Alpha Condé : à chacun son bâton et sa carotte !

Dakar et Conakry ne sauront certainement jamais fumer le calumet de la paix. D’un côté, les réalisations sont patentes, manifestes, avec une réelle volonté politique d’ouverture au monde extérieur. De l’autre, on alimente, pendant plus de dix ans des crises politiques postélectorales, faute de volonté de sortir du bourbier.

Alpha Condé est loin de ressembler à MackySall. C’est pourquoi il est assommé par une jalousie maladive, obsédante à l’endroit du président sénégalais. Depuis son arrivée à la tête de la Guinée en 2010, Alpha Condé accuse Dakar de base arrière d’opposants qui visent à réservera le régime de Conakry. Absolument faux, s’est toujours défendu le pays de la Téranga. Dix ans de cohabitation difficile, de calomnie, d’accusations, de médisance. Alpha Condé est resté invariablement le même : homme jaloux et paranoïaque.

Dans une interview accordée à JA, il renouvelle : « Cela fait un moment que, comme à l’époque où Senghor et Sékou Touré s’affrontaient, toutes les tentatives de déstabilisation de la Guinée viennent du Sénégal. Le président MackySall m’ayant assuré qu’un tel projet n’entrait aucunement dans ses intentions, je lui ai proposé d’organiser des patrouilles mixtes à la frontière pour empêcher les infiltrations d’éléments hostiles. Cela ne s’est pas fait. J’ai donc demandé à mon ministre de la Défense de formuler de nouvelles propositions. Nous avons déjà rouvert notre frontière avec la Sierra Leone, il n’y a pas de raison que celle avec le Sénégal reste indéfiniment fermée. Je n’ai, à titre personnel, aucun problème avec ce peuple frère, dont l’élite m’a soutenu quand j’étais en prison. Je suis totalement ouvert à la coopération, mais la sécurité de la Guinée passe avant tout. »

Plus subtile, Macky déclare à l’occasion de la 61è année de l’indépendance du Sénégal : « Enfin, nos Forces de défense et de sécurité continueront de veiller sur nos frontières en restant fidèles à nos traditions de bon voisinage. Pour nous, la frontière un trait d’union et un espace de convivialité entre les peuples.Si les frontières restent toujours pertinentes au sens terrestre, maritime et aérien, les menaces sont constamment changeantes. Elles sont devenues plus diffuses, plus complexes, plus difficiles à prévenir et à combattre. En somme, c’est le monde qui est devenu plus dangereux face aux périls de toutes sortes : le terrorisme, la cybercriminalité, les crimes transfrontaliers, les défis environnementaux et sanitaires. C’est pourquoi nous devons en permanence ajuster nos outils de veille, de prévention et de prise en charge des menaces. »

Pour sa part, Dalein Diallo estime, que le président guinéen « ne peut rester sans un conflit. » Selon l’opposant, Alpha Condé« créé des conflits avec ses pays voisins, il ferme les frontières pour dire : vous voulez m’agresser, m’envoyer des mercenaires et des armes, vous êtes en train de soutenir mon opposition. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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