Magouilles de fin Ebola : Condé en chef d’orchestres…

Il reste plus de 340 millions USD à être encaissés et donc un flou artistique y règne dans la gestion des fonds de riposte contre Ebola. Mohamed Diarré, reconnait : « Oui nous avons reçu l’assistance de la communauté internationale, mais les financements ne sont pas passés directement dans les mains du ministère des finances pour qu’on respecte les procédures du budget et qu’on exécute les dépenses. L’argent a été remis en grande partie de commun accord aux agences d’exécutions. »

Sans même attendre de démêler l’écheveau, Conakry veut encore de l’argent : plus de 400 millions USD, pour en finir avec Ebola. Pourtant : « La Banque Mondiale nous a appuyés à hauteur de 50 millions de dollars, la Banque Africaine de Développement, 30 millions de dollars, mais 21 millions USD encaissés en 2014. Le Fonds Monétaire International (FMI) pour une fois, 41 millions de dollars en septembre et 39 millions de dollars, il y a cinq jours… Cela a servi au financement des gaps des investissements que l’Etat a prévu en 2014. » Avec tous ces fonds, la Coordination nationale en charge de lutte contre Ebola, s’était donnée 60 jours pour éradiquer Ebola en Guinée.

A la date du 26 février 2015, il y avait encore officiellement au moins 25 cas confirmés dans les centres de traitement d’Ebola dans le pays. C’est donc raté. Faute de volonté politique. Selon le ministre Diaré des Finances, Il faut par ailleurs rappeler que les trois pays touchés ont besoin de 400 millions de dollars pour faire face à l’urgence de l’éradication de l’épidémie. Est-il en porte-à-faux avec le Liberia qui annonce la fin d’Ebola ? Il ya de quoi s’interroger. Pour le moment, Conakry mise sur d’autres rencontres pour aller tendre la main : « Une conférence se tiendra lors des réunions annuelles de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui aura lieu en avril, des réunions au cours desquelles, les pays viendront avec leurs plans de relance mais cette fois-ci, chiffrés. Si par bonheur dans nos pays, on arrive à enregistrer la fin de l’épidémie, les partenaires peuvent donc se prononcer davantage en faveur du financement de la reconstruction. En outre, il y a des rencontres prévues à Washington puis en mai à New York toujours dans le cadre du financement de la reconstruction. »

Du vrai business en perspective.

Jeanne Fofana

  1. Abdel G. Diaby dit

    Pas de la corruption S’il vous plait N’fa ou même de la facilitation par le gens qui sont pas pour le developpement de la Guinée!

    #ViveNewDemocrats!!!

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