Maison Centrale de Conakry : Toumba échappe à un empoisonnement (Avocats)

Dix mois après son incarcération à la Maison Centrale de Conakry, Toumba, souffre d’une maladie et il devrait subir une intervention chirurgicale. C’est l’annonce faite par le collectif des avocats de Toumba Diakité, au cours d’une conférence de presse, ce mercredi.

Inculpé dans l’affaire du massacre du 28 septembre dont le procès, plusieurs fois reporté, devrait se tenir en début d’année 2018, Toumba Diakité vient d’échapper à un empoisonnement, selon le collectif des avocats de l’ancien aide de camp de Dadis.

« Les craintes de Toumba ont été tellement bien fondées que nous avant de tenir ce point de presse, avons reçu personnellement son invitation à nous recevoir pour qu’il porte à notre connaissance certains éléments et que les adieux dans cette affaire soient faits. Nous, nous sommes donc ce matin transportés dans sa cellule où il était très heureux de nous rencontrer. Toumba, donc nous a fait état de toutes les péripéties qui ont connu son examen, il a porté à notre connaissance qu’il a échappé à un empoissonnement par voie d’injection qui devrait être exécuté par ses médecins dits traitants. Le chirurgien et le biologiste sont venus. Le chirurgien a posé le diagnostic, un diagnostic contradictoire a été posé, le biologiste a ce jour fait des prélèvements, il s’en est allé. Et, les résultats ont été reportés sur un registre qu’ils tiennent là-bas. Une deuxième arrivée que Toumba ne comprenait plus, cette fois- ci, c’était des cardiologues qui étaient venus pour lui prêter à une intervention chirurgicale pour voir si les fonctions du cœur répondaient ce qui a été très concluant. Mais au même moment le biologiste s’est infiltré parmi les cardiologues alors que ceux-ci finissaient, il fonçait avec une seringue vers Toumba, c’est ainsi qu’il (Toumba) dit attendez que je finisse d’abord avec ceux-ci. Il (Toumba) lui demande que voulez-vous faire ? il répond : je voulais faire un prélèvement. Directement Toumba réplique en disant qu’il est médecin et a demandé qu’en est-il du premier prélèvement ? En lieu et place de ce monsieur, c’est le directeur national de l’administration pénitentiaire qui répond, ils ont perdu l’échantillon. Alors, il a demandé s’ils n’ont pas reporté les résultats obtenus à la suite de ce premier examen ? Il dit si, alors en referez-vous. Il n’y avait plus lieu de faire un nouveau prélèvement », rapporte un membre du collectif des des avocats de Toumba Diakité.

Alexis Lamah, Kababachir.com

 

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