MAMOU : Les préparatifs de la fête du ramadan entre misère et obligation parentale

 
 A quelques jours de la fête du ramadan, les marchés de mamou ne
désemplissent pas. Un monde fou affluent en longueur de journée dans
le grand marché du centre ville. Chez les vendeurs comme chez les
clients l’engouement est total, les parents et les enfants sont tous
présents pour faire le choix. Si les acheteurs discutent pour une
diminution des prix, les commerçants quant à eux cherchent à tirer le
minimum de bénéfice.

Selon madame Maimouna Sow, les prix ont relativement augmentés cette
année, « je viens de sortir du marché pour acheter les habits de fête
à mes quatre enfants, mais j’avoue que cette année les prix ont un peu
augmenté. La chaussure de mon premier garçon, avait été achetée à
75000 GNF l’année passée mais cette année avec plus de 10 minutes de
discutions j’ai achetée à 80000 GNF. Mais la qualité aussi diffère. Si
tu veux acheter un produit moins cher c’est aussi possible mais la
qualité ne sera pas aussi bonne. Aujourd’hui, j’ai ratée la prévision
que j’avais faite avec mon mari qui était de 600000 GNF. Il ma fallut
prendre une dette de 120000 GNF chez mon client pour satisfaire nos
enfants. Vous savez pendant les fêtes c’est une obligation pour nous
parents. Mon mari et moi, avec nos maigres moyens on n’est obligés
d’attendre les prochaines fêtes. Les enfants quant à eux ne
chercheront pas à connaitre notre situation financière mais ils
attendent leurs habits ».

Chez les commerçants également les plaintes sont nombreuses, si
certains partent à Conakry, Bamako ou ailleurs pour acheter la
marchandise d’autres par contre sans procure sur place. C’est qui crée
d’ailleurs la variété des prix dans le marché.

Monsieur Bappathé Barry, vendeurs d’habits, affirme que cette légère
augmentation ne pas dépend d’eux, « vous savez que nous partons
achetés la marchandise à Conakry et quand on arrive ici on calcul
toutes nos dépenses et on ajoute une petite somme comme bénéfice. Mais
ici, les gens pensent que c’est nous qui augmentons les prix. Quant
ils viennent pour acheter un article, c’est des discutions pendant des
dizaines de minutes. Des fois, avec certains clients nous vendons sans
avoir un franc d’intérêt ».

Dans les ateliers de couture également, la fréquentation devient de
plus en plus importante. Vendeurs de pagnes, tailleurs et clients se
bousculent du matin au soir pour obtenir gain de cause.

Selon maitre Alphadjo, les clients attendent les derniers jours pour
amener les habits à coudre, « nous sommes très occupé en ce moment.
Les clients attendent la dernière semaine du mois de ramadan pour
amener leurs habits. On est très débordé. J’ai été obligé d’amener
d’autres anciens apprentis au chômage pour’ m’épauler. On ne dort que
3 heures de temps par jour. Je m’excuse mais je dois repartir
travailler ».

Il faut signaler que, cette année la fête viendra à une période
difficile pour les fonctionnaires guinéens. Sachant que la paye c’est
pour la fin du mois ou au début du prochain mois.

Mamadou Mouctar Diallo, correspondant Kababachir.com à Mamou
 

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