Mandat d’arrêt contre Fabou et Simakan: «Nul n’est au-dessus de la loi », prévient l’avocat du FNDC

Suite au mandat d’arrêt émis contre le commissaire Fabou Camara, directeur centrale de la police judiciaire et le lieutenant  Mohamed Lamine Simakan de BRB, l’avocat du FNDC apporte des précisions :

« Lorsque vous êtes cités à comparaitre devant une juridiction, vous avez l’obligation de comparaitre. Vous pensez que la procédure administrative doit prendre le dessus sur la loi ? C’est une mauvaise pratique chez nous que toute convocation contre un homme en uniforme doit d’abord passer par la hiérarchie. Ces pratiques ne sont pas au-dessus de la loi. », note Me Pépé Antoine Lamah, avocat du FNDC qui précise que le code de procédure pénale a la primauté sur la procédure administrative.   

Ajoutant que : « Quand Fabou a reçu la citation, il a dit à l’huissier d’aller à la direction générale de la police. L’huissier l’a déposée à la direction générale de la police. Et quand il a été question de reprogrammer le dossier, la même procédure a été faite ».

Alors que le juge Charles Wright, s’appuyant sur les articles 420, 440, 358 523 643 644 647 du code pénal, 13, 14, 460 497 722 754 758 du code de procédure pénale a émis ce mandat d’arrêt contre ces deux officiers de la police, Me Pépé tient à rappeler que :

« La loi est la loi, nul n’est au-dessus de la loi. Elle est faite pour tous et doit s’appliquer à tous de la même manière ».

Pour rappel, le 17 septembre dernier, les deux officiers de polices accusés de violences volontaires, atteinte à la vie privée, violation de domicile et destruction de biens, lors de l’interpellation des deux activistes de la Société civile, étaient appelés à comparaitre  ce jeudi 24 septembre.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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