Manifestation de lundi : les craintes du gouverneur de Conakry

L’opposition maintien son appel à manifester, lundi 20 avril 2015. Dans la plupart des sièges des partis d’opposition les leaders l’ont clairement réitéré ce samedi lors des rassemblements hebdomadaires. Le gouverneur de Conakry n’entend pas rester indifférent à cet appel de l’opposition

«  Le gouverneur Moi je ne donne pas l’ordre à la police et à la gendarmerie d’empêcher. L’ordre qui leur sera  donné c’est de sécuriser les personnes et leur bien. C’est ça ma mission régalienne. Je suis nommé pour ça. Le maintien de l’ordre et la sécurité. Si je faillis à ça on peut me convoquer à la justice pour homicide involontaire comme la cas de Rogbanè» affirme Soriba Sorel CAMARA sur les ondes d’une radio privée de Conakry.

Et selon le gouverneur, les organisateurs de la manifestation  ne l’ont pas saisi. Ce qu’il dit ne pas comprendre : « Jusqu’à présent moi je n’ai pas été saisi malgré tous les recours que j’ai sollicités. Si une délégation spéciale  parait caduque, mais quand même il y a un gouverneur qui assure la coordination politique, administrative et sociale de la ville de Conakry. Lui il n’est pas caduque» précise Soriba Sorel.

Et le gouverneur de temporiser : « Je demande à l’ensemble des acteurs politiques de privilégier l’intérêt supérieur de la nation, de mettre la balle à terre, de venir à la table de dialogue. Il ne faut pas commencer par la guerre et revenir au dialogue. Si non les préalables c’est de compter les morts et le dédommagement de leurs familles. Il faut commencer par le dialogue pour le bien être du peuple ».

Pour aller au dialogue, l’opposition exige comme préalables, la mise en œuvre de l’ensemble des points de l’accord du 03 juillet 2013, l’annulation du calendrier électoral, la suspension des activités de la CENI…

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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