Marche après Ramadan : le réel test pour Dalein !

Il est chef de file de l’opposition, comme le stipule les lois de la République. Il incarnait jusque-là une opposition réunifiée. Mais aujourd’hui, avec le départ de Sydia Touré et l’annonce de rupture de Lansana Kouyaté, Dalein Diallo, c’est de lui qu’il s’agit, apparaît affaibli, mais aussi requinqué avec l’arrivée en masse d’autres leaders, certainement peu connus, mais des leaders politiques quand même.

Avec ce tableau et cette équipe de politiciens, le président de l’UFDG veut tenter l’aventure en appelant aux marches pacifiques. Ce qui apparaît aux yeux de certains comme un réel test pour lui. Cette manif politique est la toute première depuis le départ des deux anciens pairs, tout aussi anciens Premiers. Dalein reste droit dans ses bottes : « Aujourd’hui, je suis convaincu que c’est toute la Guinée qui va se lever pour dire qu’on est fatigué de la misère imposée. On est fatigué du détournement des deniers publics. On est fatigué de la stigmatisation ethnique et de la division. Il faut que les guinéens se mobilisent pour exiger le départ de Alpha Condé, parce qu’il ne respecte pas la constitution », lançait-il samedi à ses militants remobilisés.

Cet appel est manifestement handicapante avec la sortie du président du GRUP (génération pour la réconciliation, l’union et la prospérité) Papa Koly Kourouma, désormais dans l’opposition : « Je ne participerai pas à une marche qui réclame le départ d’Alpha Condé », tranche-t-il, dimanche 10 juillet dans l’émission « Terrain Politique » de radio Sabari FM. Une nuance qui ne devrait pas altérer la posture de Dalein et ses affidés. Car, Papa Koly avait bel et bien déclaré ceci : « une série de manifestations sur toute l’étendue du territoire national, dans le but de chasser Alpha Condé du pouvoir» sera organisée.

Le PEDN de Kouyaté quitte les rangs : « Nous nous dissocions de toute décision allant dans le sens d’avoir les mêmes pratiques qu’hier et avec les mêmes objectifs qu’hier. Nous voudrions avoir des démarches désormais beaucoup plus coordonnées, beaucoup plus responsables avec beaucoup plus d’objectivité. À l’époque, nous étions très attachés à ce que les manifestations puissent continuer jusqu’à l’obtention de nos revendications. Mais les manifestations à l’époque ont été arrêtées contre la volonté du PEDN. Donc ils sont dans une démarche légitime et légale. Mais nous, nous ne participerons pas à ces manifestations. Pour le moment nous nous privilégions d’abord d’autres méthodes d’actions », note François Bourouno.

Comme quoi, les prochaines manifs constituent vraiment un défi pour Dalein de réussir à mobiliser avec autant de ferveur que d’engagement.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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