Massacre du 28 septembre : 8 ans après les victimes attendent toujours justice

28 septembre 2009- 28 septembre 2017, cela fait 8 ans jour pour jour que les forces de défense et de sécurité guinéennes avaient ouvert le feu sur une foule au cours d’un rassemblement d’opposants à la junte militaire dirigée par le Capitaine Moussa Dadis Camara, au stade du 28 septembre à Conakry.

Ce jour-là, quelques 157 civils avaient été tués, des dizaines de femmes violées et plus d’un millier de blessés, selon un bilan publié par l’ONU.

Huit ans après, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. A ce jour, il y a une quinzaine d’inculpation, dont celle du Capitaine Moussa Dadis Camara, ex-Chef de la junte, toujours en exil forcé à Ouagadougou, et celle de son aide de camp, Toumba Diakité, arrêté à Dakar, après plusieurs années de cavale et détenu à la Maison Centrale de Conakry.

Les autorités guinéennes avaient annoncé le début du procès avant la fin de l’année 2017. Mais à ce jour, le dossier n’a pas connu une avancée significative, malgré ces inculpations :

« L’instruction est en train d’aller vers sa fin, on l’espère assez rapidement pour que l’on commence la préparation du procès. Je réitère ce que j’ai toujours dit. Ce procès commencera avant fin 2017 », a affirmé Maître Cheik Sako qui s’exprimait sur RFI en Août 2017.

Pour les ONG de défense des droits de l’homme comme la FIDH, le procès du 28 septembre 2009, dont ils espèrent qu’il s’ouvrira bientôt, est une première étape indispensable pour combattre « le fléau que constitue la violence politique, récurrente en Guinée ».

Abdoul Wahab Barry, Kababachir.com

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