Massacre du 28 septembre : Le procès pourrait démarrer en début d’année 2016

Six ans après le massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom, où 157 civils ont été tués par les forces de l’ordre et des éléments de la garde présidentielle, plus d’un millier de blessés et des dizaines de femmes violées, les autorités judiciaires s’activent pour clôturer la procédure afin de permettre la tenue effective du procès des présumés auteurs de la tragédie.

S’exprimant les ondes d’une radio locale, le ministre guinéen de la Justice garde et Sceaux, annonce le début du procès au cours du premier trimestre de l’année 2016. En attendant, les autorités judiciaires sont à pied d’œuvre pour accélérer la procédure d’inculpation des présumés auteurs, afin de permettre la tenue d’un procès juste et équitable.

« Je n’ai pas dit le procès pour la fin d’année mais la clôture de la procédure. », a précisé le Garde et Sceaux guinéen.

Mais, poursuit Me Cheick Sako, « On va tout faire pour qu’il y ait clôture au plus tard à la fin d’année et le procès interviendra en début d’année prochaine. Pratiquement, tout le monde a été auditionné, il reste donc M. Toumba. » a-t-il dit.

S’agissant donc du cas Toumba Diakité, aide de Camp de l’ex-Chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara, qui avait conduit l’équipe des bérets rouges de la garde présidentielle au stade du 28 septembre, le ministre de la Justice rassure que des dispositions sont prises pour permettre son audition.

« On a lancé des commissions rogatoires puisque l’on ne sait pas où il est pour l’instant. Officiellement, on ne sait pas où il est. Donc, il faut qu’il soit auditionné et qu’il s’explique aussi. D’autres témoins seront également interrogés. D’ici décembre, si on arrive à clôturer la procédure, on peut effectivement envisager l’ouverture des assises dans le premier trimestre ou au plus tard dans le premier semestre de 2016. (…) .Officiellement, on ne sait pas où est Toumba. Donc, il est responsable de ses sorties sur RFI. Nous avons envoyé une commission rogatoire de recherche en France et au Sénégal parce que les soupçons disent qu’il serait en France ou à Dakar. On attend la réponse.», rassure Me Cheick Sako.

Pendant ce temps, les familles des victimes qui s’impatientent depuis 6 ans, réclament justice.

Dans ce dossier, 13 officiers de l’armée guinéenne, dont Moussa Dadis Camara, considéré comme l’instigateur du massacre, ont déjà été inculpés et devront répondre devant la justice sur ce drame, qui a endeuillées de nombreuses familles en Guinée.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

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