Masse salariale de l’Education : de 27 milliards en 2011 à 85 milliards GNF ?

Pour le RPG, les enseignants ne doivent pas « tomber dans les pièges de certains politiciens, qui cherchent à récupérer cette revendication pour en tirer bénéfices. Vous le savez très bien, ce qu’ils n’ont pas gagné dans les urnes, ils veulent l’avoir dans la rue. » Le parti au pouvoir est bien dans son rôle.

 Il reste que le Premier ministre peine à convaincre les syndicalistes de l’Education : «Nous devons comprendre que la Guinée est dans un programme économique, nous n’avons aucune possibilité en termes de marge de manœuvre après avoir concédé 40% d’augmentation en 2018, concédé une nouvelle augmentation. On ne peut pas tout résumer aux questions de salaire dans ce pays, ce n’est pas possible. Je l’ai noté à Fria, la masse salariale de l’éducation est passée de 27 milliards en 2011 à 85 milliards aujourd’hui » Difficile de comprendre cette donne de Kassory Fofana. En effet, avec l’augmentation du prix du carburant, son argument avait été démonté par Sydia Touré

 En voici un extrait : « Quand vous allez négocier avec le FMI, on vous donne un certain nombre de choses à savoir : vous devez avoir votre économie conforme à un certain nombre de critères, l’inflation doit être à ce niveau, les réserves d’échanges doivent à ce niveau, les recettes doivent être à ce niveau. La manière donc de dépenser l’argent doit être ainsi de suite. Ce sont ces critères-là, parmi ces critères-là, si on s’aperçoit que vous, vos recettes ne sont pas suffisantes pour couvrir les dépenses que vous faites. On vous dit, il faut courir les gaps. Ce gap, vous le trouvez où vous voulez. »

 Et Sydia Touré de conclure : « Personne n’est obligé de passer un accord avec le FMI, ce n’est pas une obligation. Le Ghana fonctionne actuellement comme cela et c’est le pays contrairement à ce qu’on croit qui, aujourd’hui, a le plus grand taux de croissance de 8.5 plus que la Côte d’Ivoire. Donc, chacun gère son problème comme il peut le gérer. » Le président de l’UFR pense que c’est un problème de gouvernance totale. C’est pourquoi, « L’ensemble doit être mis ensemble pour qu’on puisse aller de l’avant. Quand vous me dit que le carburant, il est plus cher en Côte d’Ivoire. Mettez en rapport le niveau de vie de la Côte d’Ivoire avant de parler le prix de carburant. »

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.