MEURTRE D’ELHADJ MOHAMED : Que compte faire la presse guinéenne?

Choqués par la mort et surtout par la manière dont Elhadj Mohamed Diallo a été arraché à leur affection, les médias guinéens n’entendent pas laisser cette nouvelle disparition passer pour pertes et profits. Ils comptent exercer toute la pression requise pour que les circonstances de la mort du défunt reporter de Guinee7.com soient élucidées et pour que l’auteur identifié, soit jugé, afin que pareil assassinat ne se reproduise plus en Guinée.
Et une des toutes premières actions qu’ils ont concoctées, c’est une marche pacifique qui est partie ce matin, du pont 8 novembre, entrée de la commune de Kaloum. Devant s’achever au ministère de la justice, la manifestation est destinée à crier le ras-le-bol et la colère des journalistes et la soif de justice par rapport au drame du vendredi 5 janvier  au siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Ensuite, ce mardi 9 janvier, la journée est déclarée sans presse. Autrement, une cessation volontaire des activités de production et de diffusion de l’information. Une sorte de drap noir dont on couvre la Guinée, de 6 heures à 22 heures. La mesure sera effective pour tous les types de médias (radios, tv, presse écrite, sites internet). Seuls quelques programmes destinés à débattre de la problématique de la protection des journalistes et de la vulgarisation de la liberté de la presse seront proposés.
De même, pour fixer à jamais le nom d’Elhadj Mohamed Diallo dans la mémoire des Guinéens, il a été décidé que la salle de conférence de la Maison de la presse soit baptisée ‘’Elhadj Mohamed Diallo’’. Pour les leaders politiques dont les agissements et les mésententes sont à la base de la mort de notre confrère, cette initiative sera une source de permanente de torture morale et une interpellation constante quant à leur responsabilité dans la disparition du journaliste. Aussi, dans l’optique d’un procès que l’on souhaite le plus tôt possible, les journalistes guinéens décident de se constituer partie civile, parce qu’au-delà d’un journaliste, c’est toute la corporation qui a été affectée par celui qui a ôté la vie à Elhadj Mohamed Diallo.
Il est à préciser que bien avant cette batterie de mesures, les différentes structures faitières de la presse guinéenne avaient décrété le boycott de toutes les activités de communication de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)
Anna Diakité

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