Mise en œuvre du PNDES : Alpha veut mettre la machine en branle

« Le Président de la République a invité les départements concernés à veiller à la mise en œuvre du PNDES, notamment en rendant rapidement opérationnelle la commission de suivi de cet important programme dont l’impact sur le développement économique et social de notre pays est important. » Cet extrait du conseil des ministres en dit long sur la volonté du président Condé de mettre en branle les machines PNDES. Un PNDES qui semble acquérir dans les intentions quelque 21 milliards USD

C’est la bagatelle annoncée par le gouvernement pour financer le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020, dépassant ainsi largement l’objectif initial des 4,5 milliards USD. Tout s’est joué dans la capitale française. Depuis cette annonce, le RPG s’agite. On promettait même un accueil triomphal à Alpha Condé et à sa suite.

L’annonce de financement est prise comme un trophée de guerre rappelant étrangement la signature des PPTE qui nous avait tant soûlés. Mais, dans les fait, rien. Absolument rien. Le panier de la ménagère a continué dans la misère. Le chômage, idem.  Pourtant Alpha Condé avait fait savoir aux crédules que les PPTE, une fois le point d’achèvement signé, la Guinée serait un eldorado. C’était un abus donc d’inviter les Guinéens à serrer la ceinture alors que lui était toujours entre deux avions pour dit-il vendre la Guinée. Ce souvenir est indélébile.

Les Guinéens restent donc sceptiques avec cette autre annonce que « gouvernement guinéen a récolté plus de 20 milliards de dollars d’engagements, visant à soutenir les projets phares du PNDES avec l’appui inconditionnel de l’ensemble de la communauté internationale, autour des partenaires bilatéraux et multilatéraux du développement et des investisseurs privés. » Même les plus crédules ne s’émeuvent plus. Ils veulent du concret.

Le chapelet de milliards USD, vraiment astronomiques ne semblent pas préoccuper. Selon le gouvernement, le budget total du PNDES est de 14,6 milliards de dollars, soit entre 3 et 3,5 milliards de dollars annuels à partir de 2017 et sur une durée de 4 ans. Les plus crédules peuvent donc rêver. Sauf qu’ils ne sont pas nombreux. C’est maintenant que le président se bouge pour demander à ses cadres de faire fonctionner les commissions.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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