Mohamed Camara signe et persiste : « La date du 16, ne me parait pas tenable !»

Alors que les inquiétudes grandissent partout, suite aux risques liés à l’organisation d’une élection dont les ténors de l’opposition ont boudé, le Juriste Mohamed Camara, d’apporter un jugement sur ce scrutin.

Pour l’ancien Chef du Cabinet du ministère des Affaires Etrangères ; qui s’exprimait ce matin dans l’émission « les Grandes Gueules » de la radio Espace, une élection obéit à trois paramètres qu’il faut absolument maitriser :    

« La date du 16, ne me parait pas tenable pour organiser des élections crédibles, transparentes aux résultats connus de tout le monde et acceptés. En matière d’élections, il faut maitriser 3 paramètres. Le cadre juridique et en la matière ce n’est pas respecté, ensuite le corps électoral, donc le fichier et le 3e élément c’est l’organisme de gestion des élections qui est démembré en partie », a-t-il expliqué.

Ajoutant qu’« Aussi longtemps qu’on ne va pas respecter les textes et lois, on ne va pas du tout s’en sortir. Chaque fois que vous violez un article d’une loi, vous déstabilisez une brique de l’édifice national », a rappelé le Juriste.

Cette sortie intervient à un moment où la campagne électorale est lancée, mais sans engouement pendant que dans plusieurs quartiers de Conakry  et les préfectures de l’intérieur du pays, les listes électorales affichées ont été brûlés ou déchirées par des citoyens en colère.

Mais apparemment, malgré la pression interne et externe, Alpha Condé tient à réaliser ses promesses contre vent et marée.

S’achemine-t-on à un scrutin à haut risque ?

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Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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