Mort présumée de Condé : que court la radio Gangan?

Selon Alpha Condé, c’est une radio guinéenne qui a annoncé sa mort et qui a même mis de la musique de deuil. Pour démentir cette folle information, le président guinéen entame, lundi matin, une randonnée pédestre en compagnie du député de Kaloum et de certains proches du RPG.

Juste tout près de lui, une ambulance aux aguets et des gardes davantage plus proches, certainement contre toute éventualité. On ne sait pas encore ce que court cette radio de l’allié de la NGR- Abbe Sylla. A priori, la HAC de Martine Condé devrait pouvoir statuer sur ce cas de grave délit de presse. Peut-être avec un peu ou beaucoup de zèle, ce média risque gros. Même si le CNT a dépénalisé les délits de presse. Cette annonce de Gangan rappelle étrangement un jour de décembre 2002.

En effet, dans le bimestriel L’Enquêteur de Boubacar Yacine Diallo, ce journaliste publié un article dans faisant état de la démission de l’inspecteur général des armées, le colonel Mamadou Baldé. L’officier a démenti cette information et accusé ses détracteurs de « vouloir l’enfoncer ». A l’époque, la Guinée était l’un des rares pays d’Afrique de l’Ouest où l’Etat conservait encore un monopole sur les médias audiovisuels.

Boubacar Yacine Diallo avait été arrêté dans la matinée du 19 décembre puis incarcéré à la prison centrale de Conakry, alors que la loi guinéenne ne prévoit pas la détention d’un journaliste pour un délit de presse. Lansana Conté le graciera plus tard et Yacine est revenu dans son journal pour parler de : Lansana Conté et moi. La suite ? Une amitié renouvelée.

Avec Gangan aujourd’hui et la dépénalisation de la presse, Alpha Condé va-t-il sévir, au moment même où il se félicite de la liberté d’expression en Guinée ? Nul ne le sait.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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