Mouctar Bah (RFI) vu par Martine Condé : «Le militant, l’ethno »

On finit par comprendre l’acharnement de Martine Condé qui a sous-tendu le retrait rocambolesque et expéditif de l’accréditation de Mouctar Bah (RFI). Le règlement de compte contre le correspondant de Radio France Internationale n’a apparemment rien à voir à une supposée faute professionnelle qui consiste à n’avoir pas recoupé une information diffusée sur ‘’La radio mondiale’’.

A priori, Mouctar Bah doit accepter cet acharnement. Mais, il doit tout de suite porter plainte contre dame Martine à cause de cette stigmatisation dont voici la teneur : «Chaque fois qu’il y a des problèmes, le militantisme de Mouctar Bah, remonte à la surface, il oublie la déontologie du métier, parce que quand il parle, on sent le militant, on sent l’ethno. » Mouctar Bah doit être inspiré comme la CNN.

En effet, une semaine après le retrait de l’accréditation de Jim Acosta un des journalistes, CNN a attaqué la Maison-Blanche en justice. La chaîne américaine dénonce l’échange tendu entre Donald Trump et le journaliste, à l’issue duquel le correspondant de CNN auprès de la présidence a vu son accréditation être retirée. Les deux plaignants, Jim Acosta et son employeur, ont accusé six personnes : Donald Trump lui-même, son «chief of staff» John Kelly, la porte-parole Sarah Huckabee Sanders, le directeur adjoint de la communication Bill Shine, le directeur du Secret Service et l’agent qui a retiré son accréditation à Jim Acosta.« CNN devrait avoir honte que vous travailliez pour eux. Vous êtes une personne mal élevée et horrible. Quand vous rapportez des fake news, ce que CNN fait beaucoup, vous êtes l’ennemi du peuple», avait lancé Trump.

Mouctar Bah doit porter plainte contre Martine Condé. Celle qui oublie vite le travail titanesque fait par ce même Mouctar lorsqu’un certain citoyen étrange a été cueilli pour la Maison centrale de Conakry. Pour sa part RFI apporte tout son soutien à son correspondant. Aujourd’hui c’est Mouctar, demain ce serait un autre. Martine doit être débarquée pour cette stigmatisation. Une action devrait être intentée. Sans délai.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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