Mouvement social à Kérouané : indésirable, Damaro joue et gagne

Ayant pris l’habitude de se jeter dans la gueule du loup, Damaro Camara en a eu pour ses galons récemment dans un mouvement social, chez lui, à Kérouané. Le député, après avoir joué avec le feu, s’en est sorti indemne grâce à certains proches. Il fait le récit de sa mésaventure, tout en précisant qu’il n’y avait pas de main invisible des opposants comme c’est souvent le cas en partielle circonstance, quand le pouvoir est en mal de reconnaissance…

Extrait : « Ils sont venus faire un cordon au tour de moi. Ils m’ont demandé de quitter le lieu à Moto, j’ai dit non ! Si je dois mourir peut-être, c’est aujourd’hui mais je ne fuirai jamais Kérouané et je n’accélérerai même pas les pas. Et de là-bas et chez moi, ça faisait un km. Donc, j’étais dans ce cordon, je luttais avec ces jeunes-là pour me protéger jusqu’à ce que j’arrive chez moi. Il y a un des imams qui a dit Ah ! Si on fait ça à Amadou Damaro, tous ceux qui ont fait ça vont voir comme on voit le soleil. Ça un peu effrayé certains, ils ont accouru chez l’imam pour venir faire leur mea-culpa pas. Ils ont commencé à dire qui leur a donné de l’alcool, qui leur a écrit ce slogan, qui leur a dit de ne pas accepter à ce qu’il y ait meeting en se disant que si Damaro prend la parole, il va les convaincre, etc. Je ne vais pas citer des noms mais tout le monde me connaît là-bas. Je vois N’Fa Sory Camara par exemple qui est le suppléant du député uninominal de Kérouané dont le fils tenait les pancartes : délégation zéro, négociation zéro, etc. »

Damaro Camara ajoute par ailleurs : « L’opposition est très, très faible presque inexistante en général. L’opposition serait peut-être contente. L’opposition n’est pas l’alternative à Kérouané. »

C’est donc tant mieux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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